Accueil ACTU Politique L’exécutif appelle les socialistes à se détourner de la primaire de la droite

L’exécutif appelle les socialistes à se détourner de la primaire de la droite

Le premier ministre juge que la charte que devront signer les électeurs de la primaire de la droite n’est pas compatible avec la gauche.

Le premier ministre ne poussera pas les électeurs de gauche à arbitrer la primaire de la droite. La participation d’une portion non négligeable de socialistes à ce scrutin est l’objet d’une bataille entre Nicolas Sarkozy et ses rivaux. Loin de vouloir s’engouffrer dans cette brèche, Manuel Valls a jugé dimanche peu compatible avec la gauche la charte que devront signer les électeurs de la primaire de la droite avant de glisser leur bulletin dans l’urne. Tout en estimant que les électeurs de gauche sont «libres» de participer au scrutin, il a laissé comprendre qu’il n’y était pas favorable. «Il faut non seulement adhérer aux valeurs de la droite et du centre, et quand j’entends Nicolas Sarkozy, j’ai parfois un problème avec ce qu’il défend comme valeurs… Il faut être pour l’alternance et (…) sur le plan économique et social, c’est brutal avec, ce qui m’inquiète, une remise en cause de tous les corps intermédiaires, des partenaires sociaux au monde associatif», a-t-il détaillé lors du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro. «Mobilisez-vous, votez à la présidentielle pour la gauche de gouvernement qui incarne la République ferme et bienveillante», a plaidé le chef du gouvernement qui veut défendre ardemment le bilan des socialistes au pouvoir.

Même son de cloche sur France 2 de Najat Vallaud-Belkacem. «En démocratie, il y a des règles», a-t-elle dit, «il faut laisser les primaires de chaque formation politique se tenir sans s’immiscer dedans». «A un électeur de gauche qui s’interrogerait, je lui répondrais de ne surtout pas y aller, ce serait totalement malsain que de s’occuper d’une primaire Les Républicains basée sur les valeurs de la droite», a-t-elle ajouté. «Occupons-nous plutôt de notre primaire à nous!»

Elle a d’ailleurs affirmé que, si elle faisait une différence entre Nicolas Sarkozy et Alain Juppé, notamment «sur la question identitaire», cela ne faisait pas pour autant d’elle un «soutien» de l’ex-premier ministre. «Il défend une politique de droite dont j’estime précisément qu’elle a, ces dix dernières années avant 2012, contribué à laminer la France», a insisté Najat Vallaud-Belkacem.

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