Accueil ACTU Politique Primaire: Alain Juppé accentue son avance sur Nicolas Sarkozy

Primaire: Alain Juppé accentue son avance sur Nicolas Sarkozy

Selon un sondage Kantar Sofres-OnePoint pour Le Figaro, RTL et LCI, le maire de Bordeaux obtiendrait 42 % des voix au premier tour, devant l’ancien chef de l’État, crédité de 28 %.

Réalisée du 30 septembre au 6 octobre, l’enquête Kantar Public que nous publions ce lundi permet de mesurer l’impact de la semaine noire vécue par Nicolas Sarkozy. Elle a commencé par l’invitation de Patrick Buisson au 20 heures de France 2 le 28 septembre, veille de la parution de son livre-réquisitoire contre l’ancien chef de l’État,La Cause du peuple. Le 29 septembre, «Envoyé spécial», toujours sur France 2, diffusait le témoignage à charge de Franck Attal, patron d’Event et Cie, sur l’affaire Bygmalion.

Dans l’hypothèse d’une participation de 3,2 millions d’électeurs, 42 % des sondés déclarent avoir l’intention de voter pour Alain Juppé. C’est trois points de plus que dans la dernière vague de l’enquête Kantar Sofrès OnePoint, réalisée du 21 au 26 septembre. Nicolas Sarkozy perd 5 points pour descendre à 28 % des intentions de vote. Au second tour, le maire de Bordeaux gagnerait avec 62 % des suffrages contre 38 % à l’ex-président. L’écart entre eux passe de 18 à 24 points.

Si la participation s’élevait à 5,2 millions d’électeurs, l’avance du maire de Bordeaux serait encore plus nette: 43 % des suffrages contre 26 %. Elle se réduit en revanche dans l’hypothèse d’une participation faible, à 1,8 million d’électeurs: l’ancien président ne perdait que 4 points, à 32 % des suffrages, contre 41 % à Alain Juppé.

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Au second tour, le score s’établirait à 38 % des voix contre 62 % en faveur de Juppé dans l’hypothèse large, et à 43 % contre 57 % dans l’hypothèse d’une participation restreinte. Dans tous les cas, le candidat de la «réforme tranquille» accroît son avance par rapport à l’enquête de septembre.

Une dynamique «de rejet plus que d’adhésion»

«Nicolas Sarkozy a réussi à imposer ses thèmes, mais tout se passe comme si les clivages qu’il crée se retournaient contre lui davantage que contre Alain Juppé», analyse Emmanuel Rivière. Pour le directeur général France de Kantar Public, l’évolution des intentions de vote traduit une dynamique «de rejet plus que d’adhésion», d’où «une certaine fragilité» de l’avance du maire de Bordeaux, qui «doit encore fidéliser» ses électeurs.

En juin, lors de notre première enquête, 14 % des personnes interrogées motivaient leur vote par le «refus» d’un des candidats. Cette proportion a grimpé à 20 % et l’homme à abattre est clairement l’ancien chef de l’État. 29 % des électeurs d’Alain Juppé, soit 4 points de plus qu’en septembre, déclarent choisir le maire de Bordeaux pour empêcher son rival de revenir.

Inversement, 7 % seulement des électeurs de Sarkozy (soit 4 points de plus tout de même que le mois dernier) disent vouloir écarter Juppé de la course. La dissymétrie est également visible dans le jugement porté par les personnes interrogées sur la stature des candidats: «43 % des électeurs de Sarkozy pensent que Juppé a la stature d’un président de la République, souligne Emmanuel Rivière, alors que 16 % seulement des électeurs de Juppé créditent Sarkozy de cette même stature.»

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Depuis une dizaine de jours, la polémique sur les électeurs concernés par la primaire fait rage entre les deux candidats. Sarkozy reproche à Juppé de vouloir attirer des sympathisants de gauche. Apparemment, il y parvient puisqu’ils augmentent de 13 % à 14 % dans l’électorat de la primaire, pour le plus grand bénéfice de l’ancien premier ministre. «Mais le doute demeure sur le passage à l’acte dans cette catégorie», prévient Emmanuel Rivière.

Les sympathisants des Républicains, eux, sont naturellement les plus certains d’aller voter en novembre. Et ils sont aussi de plus en plus nombreux à pencher pour Alain Juppé, même si Nicolas Sarkozy reste en tête de leurs préférences. Dans la vague de septembre, le maire de Bordeaux réduisait déjà son retard, passant de 23 % à 30 % des intentions de vote des électeurs LR, au détriment de Bruno Le Maire et de François Fillon, en baisse tous les deux. L’ex-chef de l’État, lui, restait crédité de 45 % de leurs suffrages.

En novembre, Sarkozy n’en recueille plus que 40 %, soit un recul de 5 points. Les intentions de vote des sondés LR en faveur de Juppé augmentent de 2 points, à 32 %, alors que Fillon remonte à 11 % de leurs suffrages tandis que Le Maire reste à 12 %. Il y a donc un net transfert de voix de Sarkozy vers Juppé dans le noyau dur de l’électorat de la primaire. «L’écart en faveur de l’ancien président, qui était de 23 points lors du lancement de sa campagne, n’est plus que de 8 points», note Emmanuel Rivière.

Les autres candidats ne parviennent pas à troubler le jeu, mais François Fillon reprend 3 points tandis que Bruno Le Maire en perd 2, ce qui les place à égalité en troisième position à 11 % des intentions de vote.

Le Figaro

 

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