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Boris Vian et le dépucelage à la mode yankee

Boris Vian et le dépucelage à la mode yankee (par Nicolas Bonnal)

 

C’est quand l’Amérique faisait envie ! Les nazis se recyclaient déjà et la libération sexuelle n’avait qu’à bien se tenir !

Et on tuera tous les affreux, les scènes de dépucelage donc, du super-héros cool et sympa, musclé, tanné et qui voulait rester puceau jusqu’à vingt ans, le blondinet !

Hélas, c’est raté et chez notre héros mué en espion à la Leslie Nielsen une Sunday Love (on traduit ?) s’introduit à poêle – dans sa douche toute chaude. L’indécente ! L’impénitente ! Tu vas voir !

 

« Elle s’appuie contre moi et mon dos touche le poussoir de la douche… L’eau nous gicle sur tout le corps et ma peau com-mence à fumer… Je l’embrasse à travers les mille jets qui nous vrillent. Sa main me guide… je la soulève de quelques centi-mètres pour compenser la différence de niveau… elle ne pèse rien dans mes bras… je suis dans un état d’énervement indes-criptible… elle ne veut pas s’écarter d’un millimètre.

– Sunday… C’est dangereux.

Elle ferme les yeux et sourit et elle me traite de sacré idiot et de gourde et de premier communiant et elle me mord la lèvre aussi fort qu’elle peut… Je ne peux plus tenir et je sors de la douche en la portant toujours… Je chancelle dans la pièce, je me prends les pieds dans le tapis et je réussis à atterrir en travers du lit… Elle est toujours vissée à mon corps et elle me force à m’allonger sur le dos…

– Rocky… Laissez-moi vous montrer, si c’est la première fois…

Je me laisse aller… J’essaye de noter mes impressions… Je n’ai pas le moindre regret… Mais ça ne ressemble à rien de ce que je connaissais.

Doux Jésus… C’est encore plus agréable que de manger de l’ananas glacé…

Et le temps passe… comme une lettre à la poste aérienne… »

 

Le temps va passer encore plus vite car la petite salope a deux rivales qui voulaient laisser notre super-héros tranquille jusqu’aux vingt ans. La vache, quelle engueulade ! Le reste est affaire de texte :

 

« Elle claque la porte, se retourne, dégrafe sa robe et ses seins jaillissent à l’air… Évidemment, ça n’a aucun rapport avec ceux de Sunday Love… Je sens comme qui dirait des picotements au creux des lombes… Zut, alors, ça va faire la douzième fois depuis ce matin… il y a un peu d’abus…

– Pas si vite, Mona, proteste Beryl… Laissez-moi le temps de me mettre en tenue…

Mona s’affaire autour de moi… Elle a gardé ses bas et un petit machin en dentelle blonde avec lequel elle les attache… Juste de la même couleur que… enfin, juste de la même couleur, quoi. Elle a chaud et elle sent bon la femme… et le vieux Rocky n’est peut-être pas si crevé qu’il en a l’air. Elle m’enlève ma chemise, me retire mon pantalon… Je me laisse faire… Elle a un peu plus de mal avec mon linge qui accroche…

– Pas de blague, Mona, je vous dis… On va le tirer au sort, glapit Beryl.

Elle non plus n’a plus rien sur le dos… elle a roulé ses bas aux chevilles… Je fais des comparaisons.

– Enfin, dis-je, je ne suis pas un coquetier de foire… »

 

Le reste suit :

 

« Je suis allongé sur le dos… heureusement, sinon, je souffri-rais… et je n’y vois plus rien… Deux mains se posent sur ma poi-trine, deux longues jambes se collent aux miennes… Je suis prêt à hurler tellement c’est douloureux d’attendre comme ça… Et d’un coup, la première des deux s’allonge sur moi… Je la pé-nètre de toutes mes forces… presque immédiatement, elle s’écarte et c’est la seconde qui prend la place… Je tire désespé-rément sur le cordon qui m’attache les mains… il casse… Elle ne s’est aperçue de rien… Au moment où elle va s’éloigner à son tour, mes bras se referment sur elle… Je la tiens d’une main et de l’autre, je réussis à attraper les jambes de la seconde… Je la fais tomber à côté de moi et mes lèvres remontent le long de ses cuisses… jusqu’où je peux aller… J’aime ça… J’aime beaucoup ça… Elles gémissent un peu… tout doucement.

… Le temps passe…

Il passe beaucoup, aujourd’hui… »

 

Oui, le temps passe comme dit Lamartine. On arrive sur l’île du docteur nazi et ce menu freudien (et pas fretin) crée des créatures bonnes à f…, en tout cas pas à hiberner !

Et ça donne ça :

 

« Elle m’entraîne vers les arbres et nous nous séparons dès que nous avons atteint l’ombre. Elle court en m’entraînant par la main. Où est Mike ? Je m’en fous.

Nous roulons dans une herbe épaisse et odorante. Elle est complètement déchaînée.

– Tout de suite, gémit-elle… Tout de suite… je vous en prie…

Zut, si ça va si vite que ça, ce n’est pas drôle. Moi je com-mence à prendre goût aux petites plaisanteries préliminaires et je le lui fais bien voir. Et puis ça repose un peu.

Au bout de trois minutes de sport, je suis forcé de lui mettre ma main en travers de la bouche pour l’empêcher de brailler. Elle se tord comme une anguille coupée en trois. Elle est un peu trop parfaite ; on cherche des reliefs baroques, des anomalies… Rien… Pas le moindre défaut d’aspect. Et tout de même, une consistance assez remarquable.

Allez… Changeons de place… L’herbe, c’est agréable, mais s’allonger sur une jolie peau… ça se défend aussi… Je suis un peu trop lucide… Je voudrais bien perdre la tête…

– Enfin, dis-je, qu’est-ce qu’on vous a appris…

– À obéir au commandement… répond-elle d’une voix entrecoupée.

Ah, non, alors, s’il faut que je lui dise ce que j’attends d’elle… Moi j’ose plus… Et puis j’ai trop d’imagination… et une imagination trop compliquée…

 

Cette fois, je suis fatigué au bout d’une demi-heure… Manque d’entraînement, ou trop d’entraînement à la fois. Elle est complètement inerte pour sa part… Enfin, son cœur bat… C’est toujours ça… »

 

Oui… C’est toujours ça…

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