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La discothèque comme lieu du culte Illuminati mondialisé

En évoquant Dogs of War de Todd Phillips et des films du même acabit (Scarface, Bad boys, Basic instinct, Thick as Thieves avec Banderas tourné en Bulgarie), en repensant à Miami Vice ou à Collatéral de Mann, j’inviterai mes lecteurs à remarquer la toute-puissance de la boîte de nuit. La discothèque est devenue en temps déchristianisés le vrai lieu de culte de l’élite occidentale, celui où l’on s’affranchit, où l’on fait ses offrandes d’argent et de de chair humaine (les filles y sont recyclées et envoyées dans certains pays où l’on n’en entend plus parler). Mais la discothèque qui fait désapprendre à danser et consommer des millions de bacchantes (de moins en en moins de gars sexualisés : j’ai le souvenir de boites de nuit où l’on se battait pour telle fille, que cela est loin…) a une autre fonction métapolitique. C’est l’endroit où ceux qui doivent se coucher tard se couchent tard. Ceux qui se couchent tard dit Cochin sont ceux qui conspirent. Et Marx souligna la dimension couche-tard des putschistes bonapartistes du 2 décembre dans son Dix-Huit Brumaire. Le haut-lieu a toujours une dimension politique, comme l’ont rappelé nos divers scandales républicains. Le mathématicien Gilles Chatelet dans son très beau Vivre et penser comme des porcs avait souligné en même temps que Philippe Muray la dimension festive de la nouvelle élite apparue à la fin des années soixante-dix qui était là pour s’éclater, au Fouquet’s ou ailleurs, et qui était là pour nous remplacer (classe, nation, sexe) d’une main de fer.

Lieu de consommation des excès financiers de la planète, c’est-à-dire de son exorbitante dette, la discothèque est le lieu du recyclage, et, plus que le vieux terrain de golf, le lieu où se concluent les deals ; mais ce n’est pas tout. Les chanteurs, les acteurs, les DJ, nouvelle élite cléricale, y viennent avec les politiques (cf. Sexus politicus) et les affairistes, et surtout les gens de la mode pour décider de ce qui doit être apprécié à sa juste valeur.

Et c’est là que le bât blesse puisque la discothèque devient le lieu branché avec les nouvelles divinités, le lieu où l’on se connecte avec l’hyper-réalité de la culture Illuminati, telle qu’elle est décrite régulièrement et consciencieusement dans Vigilantcitizen.com. La multiplication des références au Baphomet, à la pédophilie, au satanisme devenu simple religion de masse par ces temps qui courent ou plutôt qui piétinent, tout cela trouve sa place dans une poignée de discothèques (parfois transformées en lieux de sacrifice humain à Bali ou au Bataclan).

J’avais évoqué ces traits dans mon livre sur Damnation des stars publié curieusement par Filipacchi. Mais le sujet a entre-temps muté, comme dit Christopher Walken dans le passionnant Blast the Past, autre film qui montre que la discothèque (où faites-vous plus la queue pour entrer, manants ?) est le lieu où tout se tient, en postmodernité.

Mes lecteurs amateurs de John Boorman, auquel je me réfère en ce moment, se réfèreront au film La Forêt d’émeraude pour entendre ce que je veux dire.

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