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Les forces spéciales irakiennes sont entrées dans Mossoul

Les forces spéciales ont pénétré mardi dans la plus grande ville encore aux mains de l’organisation Etat islamique et pris position dans le quartier de Gogjali, dans l’est de Mossoul.

Les soldats irakiens sont entrés, mardi 1er novembre, dans Mossoul, la plus grande ville conquise en juin 2014 par les djihadistes de l’organisation Etat islamique (EI), au nord de l’Irak. C’est par l’est que les forces spéciales ont pénétré dans la ville, prenant position dans le quartier de Gogjali, selon les informations de notre envoyée spéciale à Mossoul. Les soldats ont commencé la sécurisation de ce quartier, et la poursuivront demain, craignant que des combattants djihadistes ne s’y soient cachés. 5 000 civils, sur les 15 000 habitants du quartier, sont toujours chez eux.

« C’est à présent le début de la véritable libération pour la ville de Mossoul », a annoncé le général Taleb Cheghati al-Kenani, commandant du service du contre-terrorisme irakien (CTS). « Notre objectif final est la libération » totale de Mossoul, a ajouté l’officier irakien.

Ces soldats ont commencé par reprendre le bâtiment de la télévision de Mossoul. La station est le premier bâtiment d’importance repris par les forces irakiennes depuis le déclenchement, le 17 octobre, de la contre-offensive sur la ville.

Les experts s’attendent à ce que les combattants de l’EI, qui seraient entre 3 000 à 5 000 dans la ville, selon des estimations américaines, défendent jusqu’au bout leur fief, où leur chef Abou Bakr al-Baghdadi avait proclamé un « califat » sur les territoires conquis en Irak et en Syrie en 2014.

Bientôt rejoints par des dizaines de milliers d’autres combattants

En entrant dans Mossoul, les forces du contre-terrorisme sont en avance sur les dizaines de milliers d’autres combattants convergeant à partir du nord et du sud avec le soutien des frappes aériennes de la coalition internationale antidjihadistes menée par les Etats-Unis.

A l’est et au nord de la ville, les combattants kurdes ont consolidé leurs positions dans les villages récemment repris à l’EI. Au sud, les forces du gouvernement fédéral continuent à progresser mais restent à plusieurs kilomètres de la périphérie de Mossoul. Enfin à l’ouest, les forces paramilitaires du Hachd al-Chaabi, une coalition dominée par des milices chiites soutenues par l’Iran, tentent de couper les lignes de ravitaillement de l’EI avec la Syrie. Elles ont repris une série de villages sur la route de la ville stratégique de Tal Afar.

Craintes pour les civils

Les forces irakiennes devraient tenter d’ouvrir des couloirs humanitaires pour que les civils puissent fuir la ville, peuplée d’environ 1,5 million d’habitants selon l’ONU. L’ONU a exprimé, mardi, ses « sérieuses inquiétudes » quant au sort de dizaines de milliers de civils qui pourraient être utilisés comme bouclier humain par l’EI.

Les djihadistes auraient ainsi transporté lundi dans des camions et autocars « quelque 25 000 civils » d’une localité au sud de Mossoul, Hamam Al-Alil, pour les rapprocher de la deuxième ville d’Irak, selon des informations rassemblées par le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme. Mais « la plupart des camions ont été empêchés de se rendre à Mossoul en raison de patrouilles aériennes de la coalition » internationale dirigée par les Etats-Unis, a expliqué Ravina Shamdasani, sa porte-parole.

L’ONU a par ailleurs indiqué que plus de 40 anciens soldats des forces de sécurité irakiennes avaient été abattus par les djihadistes samedi et leurs corps jetés dans le fleuve Tigre.

A ce jour, plus de 17 900 personnes ont fui leur foyer depuis le lancement de la bataille, selon l’Organisation internationale des migrations (OIM). Mais les organisations humanitaires s’activent à élargir la capacité des camps d’accueil d’urgence pour les déplacés, l’ONU estimant que plus d’un million de personnes pourraient fuir Mossoul.

Dans les villages libérés de l’EI aux alentours de Mossoul, les habitants reviennent voir leurs maisons mais ils ne pourront pas se réinstaller avant des mois, le temps que les bombes et mines disséminées par l’EI soient désactivées.

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