Accueil DÉBATS Invités Pour Lagarde, «Sarkozy est un candidat dangereux pour l’alternance»

Pour Lagarde, «Sarkozy est un candidat dangereux pour l’alternance»

Le président de l’UDI, soutient d’Alain Juppé pour la primaire à droite, estime que l’offensive anti-Bayrou de l’ancien chef de l’État est «une vaste blague, une tartufferie».

Le temps où Jean-Christophe Lagarde annonçait son soutien à Nicolas Sarkozy paraît bien lointain: depuis 2012, les relations entre les deux hommes se sont nettement dégradées. À tel point que le président de l’UDI, qui soutient Alain Juppé, a refusé que les centristes participent activement à la primaire à droite afin de ne pas être contraint de soutenir l’ancien chef de l’État s’il venait à l’emporter – ce que la charte de la primaire impose à tous les candidats.

Ainsi, alors qu’une réconciliation entre les sarkozystes et les centristes semble s’éloigner un peu plus chaque jour, le député-maire de Drancy (Seine-Saint-Denis) a porté un coup supplémentaire à cette éventualité sur Europe 1. Répondant avec véhémence à l’actuelle offensive anti-Bayrou du clan Sarkozy, le parlementaire a lancé: «Essayer de faire croire qu’avec 4 parlementaires sur 920 qui composent le parlement, François Bayrou va prendre en otage, va mettre sous influence Alain Juppé, c’est une vaste blague, c’est une tartufferie», a-t-il répliqué d’emblée, assurant qu’il n’y avait «pas eu de deal» entre les centristes et l’ancien premier ministre concernant les prochaines élections législatives.

S’il l’emporte, Sarkozy aura «bien du mal à recoller les morceaux»

Toujours aussi offensif, le président de l’UDI a condamné la stratégie des sarkozystes. «Ils cherchent à transformer cette élection en une imposture», a-t-il lancé, les accusant de «prendre les électeurs de droite et du centre pour des ploucs». Une allusion claire à la polémique suscitée par un article de L’Obs, démenti depuis par l’AFP, selon qui l’ancien chef de l’État aurait qualifié son électorat de «ploucs» lors d’un déjeuner privé avec des journalistes de l’agence de presse.

«Si d’aventure Nicolas Sarkozy, avec son comportement, (…) avec cette division qu’il apporte dans la primaire, venait à l’emporter, nous risquons de perdre», a enfin estimé Jean-Christophe Lagarde, qui voit deux raisons de s’inquiéter d’une éventuelle victoire de son ennemi politique. «D’abord parce que la gauche pourrait se rassembler beaucoup plus facilement contre lui que contre Alain Juppé. Et deuxièmement, parce qu’à force de rejeter des électeurs, nous risquerions d’être éliminés au premier tour». Et de conclure: «Nicolas Sarkozy est un candidat dangereux pour l’alternance parce qu’à force de diviser la droite et le centre, de mettre cette brutalité dans cette campagne, il aurait bien du mal à recoller les morceaux».

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