Accueil ACTU Politique Débat de la primaire à droite: les candidats lavent leur linge sale en public

Débat de la primaire à droite: les candidats lavent leur linge sale en public

Les candidats de la primaire à droite n’ont pas manqué de s’interpeller, notamment sur la politique menée lors du précédent quinquennat.

Davantage que lors du premier débat télévisé, les candidats de la primaire à droite se sont interpellés jeudi lors de la seconde confrontation organisée par BFMTV/ITélé/RMC.

«Commence d’abord par essayer d’être élu»

Bruno Le Maire a reproché à Nicolas Sarkozy d’être de nouveau candidat alors qu’il avait déclaré, en 2012, vouloir se retirer de la vie politique en cas de défaite. «Si à chaque fois qu’on est battu, on n’a plus le droit de se présenter… Je te rappelle que tu as été battu à la présidence de l’UMP. J’en suis heureux pour moi et désolé pour toi», a rétorqué l’ex-chef de l’Etat à l’endroit de son ancien ministre de l’Agriculture. «Je dis simplement, Nicolas, qu’avant la candidature de 2012, tu avais dit “Si je suis battu, je ne reviendrai pas en politique”. Les mots ont un sens», a répondu le député de l’Eure. Et Nicolas Sarkozy de reprendre la parole: «Si être battu c’était rédhibitoire, François Mitterrand n’aurait jamais été président de la République deux fois et Jacques Chirac non plus. On se serait passé de deux grandes personnalités. Commence d’abord par essayer d’être élu, tu verras que c’est très difficile.» «Je le sais, lui a rétorqué Bruno Le Maire, je dis simplement que Jacques Chirac et François Mitterrand n’ont pas été battus comme président sortant. Ils l’ont été comme candidat». Et Nicolas Sarkozy de lancer une dernière salve: «Je te souhaite d’ailleurs que ça t’arrive (de perdre) parce que c’est la défaite qui fait apprendre des choses, comprendre des choses et évoluer une personnalité».

Nicolas Sarkozy vise l’âge d’Alain Juppé

Défavorable au mandat unique vanté par Alain Juppé, Bruno Le Maire a interpellé les candidats qui promettent de ne faire qu’un seul mandat de cinq ans. Nicolas Sarkozy a précisé jeudi que lui-même ne chercherait pas à être réélu une troisième fois en 2022 si il revenait à l’Elysée en 2017. «J’aurai 67 ans à la fin de ce second mandat si, par hypothèse, les Français me le confiaient. Ça sera le temps de remercier la France pour toutes ces années consacrées à son service», a lâché Nicolas Sarkozy alors qu’Alain Juppé a 71 ans.

Echange aigre en NKM et Sarkozy

Alors que Nicolas Sarkozy s’est félicité d’avoir nommé de nombreuses femmes à des ministères de premier ordre, Nathalie Kosciusko-Morizet, qui fut ministre de l’Ecologie («Je te rappelle que tu as été numéro quatre du gouvernement», a dit Sarkozy), l’a interpellé: «Oui on a fait du bon travail, je regrette simplement que tu dénigres de cette manière le Grenelle de l’environnement». «Je ne suis pas sûr de le refaire, mais je ne regrette pas ta nomination», a précisé l’ex-chef de l’Etat. «Mais pour le Grenelle de l’environnement, on aurait aimé savoir?», a-t-elle glissé. Et les journalistes de s’interroger sur leur capacité à gouverner une nouvelle fois ensemble. «C’était une plaisanterie, naturellement, pleine d’affection», a alors lâché Sarkozy. Avant d’être coupé par NKM: «Moi non». «Mais vous savez, si j’avais été réélu en 2012, je pense que Nathalie se serait fait une violence pour m’accompagner encore», a alors ironisé l’ancien président des Républicains. Qui a ajouté très ironique: «Tu as été une très bonne porte-parole.» NKM de conclure: «Justement, j’ai vu de près et maintenant je suis candidate contre toi».

Sarkozy attaque Copé sur la sécurité

Sur le chapitre de la sécurité, Jean-François Copé n’a pas hésité à étriller le bilan de la présidence de Nicolas Sarkozy. «Les effectifs de policiers ont été réduits de 13000 entre 2007 et 2012», a rappelé le député-maire de Meaux dénonçant «une erreur folle». Directement visé, Nicolas Sarkozy a répliqué: «J’assume pleinement ce choix. La France a été victime d’une attaque dans une crise économique mondiale, il fallait que je protège la France. Avec François Fillon, nous avons pris des décisions difficiles. A l’époque, d’ailleurs, le président du groupe UMP (Jean-François Copé, ndlr) trouvait que l’on ne réduisait pas assez les effectifs dans la fonction publique». «C’est inexact!», a répliqué Jean-François Copé.

Sarkozy attaque Copé sur la sécurité

Sur le chapitre de la sécurité, Jean-François Copé n’a pas hésité à étriller le bilan de la présidence de Nicolas Sarkozy. «Les effectifs de policiers ont été réduits de 13000 entre 2007 et 2012», a rappelé le député-maire de Meaux dénonçant «une erreur folle». Directement visé, Nicolas Sarkozy a répliqué: «J’assume pleinement ce choix. La France a été victime d’une attaque dans une crise économique mondiale, il fallait que je protège la France. Avec François Fillon, nous avons pris des décisions difficiles. A l’époque, d’ailleurs, le président du groupe UMP (Jean-François Copé, ndlr) trouvait que l’on ne réduisait pas assez les effectifs dans la fonction publique». «C’est inexact!», a répliqué Jean-François Copé.

L’ouverture à gauche critiquée

Bruno Le Maire a attaqué Nicolas Sarkozy sur sa stratégié d’ouverture, qui avait abouti à l’entrée au gouvernement de plusieurs ministres issus de la gauche au lendemain de sa ivctoire de 2007. «Cela a troublé nos électeurs», a critiqué l’ancien ministre de l’Agriculture. Réponse de Nicolas Sarkozy: «Tu as participé au gouvernement, tu postulais pour être premier ministre… Les personnalités nous ont rejoints après l’élection, il n’y a pas eu de magouille», a-t-il répliqué, faisant référence à un «deal» qu’aurait conclu Alain Juppé avec François Bayrou. «Annoncer la couleur avant c’est toujours mieux…», s’est contenté de répondre le maire de Bordeaux.

Le Figaro

 

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