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Macron prône la fin des 35 heures pour les jeunes

Dans une interview à L’Obs, l’ex-locataire de Bercy avance les principales mesures de son programme économique. Le Figaro fait le point sur ce qu’il faut retenir.

Emmanuel Macron sera-t-il candidat à l’élection présidentielle de 2017? Pour l’heure, l’ex-ministre de l’Économie réfléchit encore. Fin des 35 heures pour les jeunes, âge de départ à la retraite… Le fondateur du mouvement En marche! dévoile néanmoins une ébauche de programme économique dans un entretien accordé à L’Obs, publié ce jeudi.

La fin des 35 heures… pour les jeunes

Emmanuel Macron reste favorable à la conservation d’une durée légale du travail. En revanche, il estime qu’il faut «laisser ensuite aux branches le soin de moduler s’il y a des accords majoritaires». «On peut ainsi imaginer que les branches professionnelles négocient une possibilité pour les salariés qui le souhaiteraient de travailler moins à partir de 50 ou 55 ans: 30 heures, 32 heures, pourquoi pas?», avance-t-il. «En revanche, quand on est jeune 35 heures, ce n’est pas long. Il faut donc plus de souplesse, plus de flexibilité». L’objectif d’une telle mesure, est d’inciter à terme les chefs d’entreprise à recruter de jeunes salariés.

Un âge de départ à la retraite à la carte

Une fois encore, le mot d’ordre reste flexibilité. Pour Emmanuel Macron, il convient d’adapter l’âge de départ à la retraite «selon les individus et les situations». «Si on se contente d’appliquer les critères de pénibilité de manière arbitraire, on ne fera que recréer des régimes spéciaux», affirme l’ex-ministre.

Nationalisation de l’Unedic

Le fondateur d’En marche! soutient que le régime actuel de l’assurance-chômage est profondément injuste, dans la mesure où il ne couvre par tout le monde, et qu’une «nouvelle solidarité s’impose pour couvrir par exemple les autoentrepreneurs». Emmanuel Macron met également en exergue l’endettement de ce système. Il devrait en effet atteindre 4,4 milliards d’euros cette année, selon un document présenté en juin en conseil d’administration de l’Unedic. De fait, le nombre de bénéficiaires de l’ARE (Allocation de retour à l’emploi) a atteint le seuil de 2,53 millions de personnes, en 2016. «Il est hypocrite de prétendre que l’assurance-chômage est encore un système paritaire: ce régime est en déficit permanent, il a accumulé plus de 30 milliards de dette, et c’est l’État qui en assure in fine l’équilibre financier», affirme-t-il.

«Si on veut garantir plus de transparence, plus d’homogénéité et restaurer la confiance dans le système, il faut que l’État prenne ses responsabilités et gère lui-même l’Unedic», argue-t-il, pour justifier le retour de l’organisme dans le giron de l’État. À titre indicatif, cette mesure est également défendue par Thibault Lanxade, vice-président du Medef, en charge des TPE et PME.

Accorder l’assurance-chômage aux salariés qui démissionnent

C’est une mesure qu’il avait déjà avancée en octobre dernier, et dont les contours demeurent toujours flous.»Cela pourrait éviter les burn-out de salariés qui demeurent dans une entreprise parce qu’ils pensent qu’ils n’ont pas d’autre choix», réitère Emmanuel Macron. Plus largement, ce dernier souhaite élargir les droits et les profils des bénéficiaires de l’assurance-chômage, notamment aux indépendants et aux micro-entreprises. «On doit aboutir à un système universel d’accompagnement d’un travail à un autre, quelle que soit votre situation: indemnisation et formation», soutient-il. Interrogé sur l’idée défendue par les candidats à la primaire de droite de rendre dégressive les allocations, il affirme que «quand vous avez un taux de chômage de 10%, la dégressivité est la mesure la plus injuste qui soit».

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