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Primaires, une passion française

Afflux d’électeurs pour le premier tour de la primaire de la droite et du centre, qui fera mieux que la primaire socialiste de 2011.

On peut être en colère contre les partis et avoir soif de politique. Cinq ans après la gauche, la droite se convertit au système de la primaire. Les électeurs se sont déplacés en masse pour ce premier tour de dimanche , bravant l’attente et bravant la pluie.

2,5 millions de personnes avaient voté à 17 heures (sur la base de 70 % des bureaux de vote), laissant augurer une participation de 3 voire 4 millions d’électeurs, devant les 2,66 millions de la primaire socialiste en 2011. L’électorat de la droite et du centre est « moins militant », « la primaire n’est pas dans sa culture », avait-on entendu dans la campagne. Ce scrutin est l’artifice qu’ont trouvé des partis politiques à bout de souffle pour se sauver, avaient dénoncé Marine Le Pen et Emmanuel Macron.

Les électeurs ont vu les choses autrement, se saisissant d’emblée de ce nouvel outil, comme l’avait fait la gauche cinq ans auparavant. C’est contraire à la rencontre gaullienne « entre un homme et un peuple », a souligné Marine Le Pen sur France 3 ? Qu’importe ! Le suspense des derniers jours de la campagne n’est sans doute pas étranger à cet afflux d’électeurs. De même que le sentiment partagé par beaucoup que se joue en ce moment la prochaine élection présidentielle. Une présidentielle avec « risque » FN élevé.

Un gage de dynamique

En tout cas, le coeur politique des Français bat encore. Fort. Les débats télévisés ont atteint des audiences record, les meetings des candidats ont fait le plein, leurs livres se sont bien vendus. Voter quand on leur en donne la possibilité, choisir, décider, surtout après une élection américaine marquée par la démobilisation du camp Clinton. Bref, reprendre leur destin politique en main. L’acte I de la présidentielle 2017 s’ouvre dans un climat d’électricité et de passion, de rejet des sortants et d’une envie irrépressible de déjouer les scénarios écrits d’avance.

La mobilisation est au demeurant un gage de dynamique pour le candidat de droite qui sortira vainqueur du deuxième tour… Pour peu que le scrutin ne soit pas entaché de trop d’irrégularités et de contestations. Car l’électricité existe également entre candidats et entre supporters. Cela aussi, la journée de ce dimanche 20 novembre l’a montré.

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