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Japon : croissance nulle au deuxième trimestre

Le Japon a pâti d’une contribution négative du commerce extérieur et d’une baisse des investissements non résidentiels des entreprises. Le Premier ministre Shinzo Abe a lancé en juillet un massif plan de relance de 240 milliards d’euros pour retrouver une croissance durable.

Le Japon a vu son économie stagner au deuxième trimestre 2016 par rapport au premier, qui avait connu une hausse de 0,5%, selon des données préliminaires publiées lundi 15 août par le gouvernement, sur fond de frilosité des entreprises à investir.

Entre avril et juin, le Produit intérieur brut (PIB) a fait du surplace, une statistique inférieure aux attentes. Les analystes interrogés par l’agence financière Bloomberg News tablaient sur une croissance de 0,2%. En rythme annualisé – c’est-à-dire si l’évolution du trimestre se prolongeait sur une année -, le PIB ressort cependant en progression, modeste (+0,2%).

La Bourse de Tokyo a fini en baisse de 0,3% lundi, freinée par la vigueur du yen et par la croissance inférieure aux attentes de l’économie japonaise sur le trimestre avril-juin.
Le renforcement du yen pénalise les entreprises exportatrices

Au deuxième trimestre, la troisième économie mondiale a souffert d’un nouveau recul des investissements non résidentiels des entreprises (-0,4%) et d’une contribution négative du commerce extérieur, alors que les exportations ont chuté de 1,5%, dans un contexte de croissance mondiale poussive et de ralentissement des pays émergents.

Le récent renforcement du yen, valeur refuge qui a les faveurs des cambistes en période d’incertitudes, alourdit en outre le climat, en pénalisant durement les entreprises exportatrices.

Du côté des éléments positifs, la consommation des ménages s’inscrit en petite hausse de 0,1% et la demande publique en hausse de 0,6%.
La stratégie “abenomics” ne produit pas les effets attendus

Le Premier ministre Shinzo Abe ne parvient pas à redonner du tonus à l’économie japonaise, malgré le lancement fin 2012 de la stratégie “abenomics” qui mêle largesses budgétaires, politique monétaire ultra-accommodante et promesse de réformes structurelles.

Au fil des trimestres, le PIB oscille entre contractions ou modeste croissance. Un léger mieux avait été enregistré entre janvier et mars, un premier trimestre dopé par l’effet année bissextile qui avait offert aux Japonais un jour de shopping supplémentaire en février.
Nouveau plan de relance annoncé en juillet

Dans une nouvelle tentative de relancer une machine grippée, M. Abe a annoncé en juillet un massif plan de relance de 28.000 milliards de yens (240 milliards d’euros).

La Banque du Japon (BoJ) est elle aussi en première ligne. Elle a procédé le mois dernier à des ajustements de sa politique monétaire, bien que mineurs. Parallèlement elle a annoncé une évaluation de sa vaste offensive mise en branle au printemps 2013, et qui n’a toujours pas réussi à stopper la déflation qui handicape l’économie japonaise depuis des années.

Les résultats de cet examen sont attendus lors de sa prochaine réunion de septembre, et de nombreux économistes jugent que cela pourrait ouvrir la voie à de nouvelles mesures.

La Tribune

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