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Les classiques de la pensée raciale américaine

Nous nous sommes faits à l’idée imposée que les USA étaient une terre promise à toutes les races et toutes les couleurs. C’est évidemment devenu vrai avec le temps et l’entropie généralisée mais c’est historiquement faux. L’Amérique était d’abord une colonie anglaise et nordique fière de son caractère ethnique et culturel ; puis, jusque vers les années 1880, une terre d’immigration germanique et scandinave. Lorsqu’à la fin du XIXème siècle et au début du XXème siècle elle devient essentiellement une terre d’immigration « sicilienne », juive ou balkanique, des voix s’élèvent, des protestations plus ou moins sereines résonnent. La guerre et le rejet légitime du communisme accélèrent ce processus de résistance à une immigration jugée inassimilable et dangereuse pour ce grand pays qui entend timidement rester « nordique ». On est à l’époque aussi de la croisade fordienne, qui va durer jusqu’en 1927 tout de même, et du Ku-Klux-Klan, qui comptera trois millions de membres en 1923. Avant de mépriser une Amérique qui vient d’ailleurs d’élire un Donald Trump, se rappeler ces temps.

Le mouvement isolationniste prend de l’ampleur lorsque l’on découvre, grâce au rapport du sénateur Nye, que la pieuse guerre cachait de sordides raisons financières. On commence alors à redouter le bolchévisme et l’on se dit que les pouilleux qui encombrent les ponts des bateaux (souvent pour terminer dans les sweat-shops et les bordels) seront de trop. Les lois des quotas sont votées et vont limiter la casse migratoire, au moins théoriquement jusqu’aux années 60. Après c’est l’invasion. Le tout est bien décrit par Kevin McDonald dans son meilleur livre, la culture de la critique, qui explique qui a imposé tout ça.

Commençons par Madison Grant. Il définit dans son livre au titre prémonitoire the passing of a great race trois groupes dans la race blanche ; les nordiques, les alpins, et les méditerranéens. Grant, qui refuse le terme aryen, n’est certes pas un raciste idiot ou provocateur comme Chamberlain, théoricien responsable de nos pires tueries (et comme par hasard anglais). Il reconnaît les mérites des trois groupes (notamment le mérite constructeur de la race méditerranéenne), seulement il voudrait protéger sa race nordique qui s’est emparée de l’Amérique dès les XVIIème et XVIIIème siècles. Il déclare que l’industrialisation est bonne pour le ghetto et mauvaise pour la santé nordique, que seuls les champs préservaient les êtres blonds comme les blés ; il écrit que les guerres des nordiques profitent au petit homme sombre (little dark man !, enfin que l’exercice a du bon et l’hiver froid aussi : un de ses commentateurs actuels écrit que Grant prévoyait le futur problème de l’obésité américaine. Enfin, il décommandait le sud du trente-huitième parallèle.

Grant idéalise la grande race britannique élisabéthaine aussi, qu’il met bien au-dessus de l’Angleterre hanovrienne. C’est la race shakespearienne, poétique et aristocratique par excellence. De la France Grant admire la grande race franque qui se battit pendant mille ans ; il voit le déclin arriver avec la monarchie absolue (les huguenots sont des aristos nordiques, ils vont être décimés par Louis XIV et les guerres de religion), la Révolution et notre Napoléon qui accélère la destruction de nos éléments nordiques. De ce point de vue Grant est proche du comte Vacher de Lapouge avec qui il est en relation constante. Il est horrifié par la première guerre mondiale, réplique européenne de la guerre de Sécession, et termine son livre sur une note apocalyptique : la gentillesse humanitaire nous mènera au désastre et dans peu de temps les savants ne pourront plus reconnaître les origines raciales du new-yorkais moyen…

Grand historien des mouvements des races, Grant est aussi un conservateur et un protecteur de la nature qu’il sent menacée après un siècle terrible de chasses à la fourrure (on sait qui cette fourrure a enrichi en Europe). Penseur déconsidéré aujourd’hui, il est alors considéré comme un grand savant de l’école darwinienne alors et est expert auprès du sénat américain. Sic transit gloria mundi… Ses pires ennemis seront Israël Zangwill (le chantre du mensonge du Melting pot…) et Jeffrey Boaz, immigré « allemand » dont Kevin McDonald a très bien décrit le rôle calamiteux en sociologie.

Le deuxième penseur est Lothrop Stoddard, cité par Scott Fitzgerald (dans Gatsby) et par Julius Evola. Cet humaniste a dénoncé la révolte du sous-homme avec le bolchévisme et la Guerre du Péloponnèse qui va en terminer avec notre race. Il en veut à Houston (nous avons un problème !) Chamberlain, car pour lui les Allemands sont surtout des alpins brachycéphales ; comme Lapouge, Stoddard les estime inférieurs aux britanniques. Mais il a peur de l’Angleterre impérialiste trop prompte à en découdre avec la puissance allemande. Trente ans avant Bandoeng, Stoddard devine le réveil des races de couleur et il prophétise le crépuscule de l’homme blanc comme le savant australien Charles H. Pearson qui dès 1890 nous annonçait cuits par le confort et l’humanitarisme (National Life and Character).

Stoddard idéalise l’Amérique d’Edgar Poe, celle d’avant la guerre de Sécession, héroïsant le « colonial stock » de cette époque alcyonienne dans son meilleur livre The rising tide of color. Même Julius Evola encense ce livre dans sa synthèse de la doctrine sur la race. Le chef d’œuvre de Griffith, la Naissance d’une nation, sera un bel hommage à cette race d’élite, la plus délicate et la plus belle depuis les Grecs du siècle d’or, dira Stoddard. Voyez cette phrase merveilleuse sur cette époque dorée :

The colonial stock was perhaps the finest that nature had evolved since the classic Greeks. It was the very pick of the Nordics of the British Isles and adjacent regions of the European continent.

Et découvrez le Céline du Voyage en Amérique sur cette question transcendantale :

Ces brunes ! Et ces Titiennes ! Et qu’il y en avait plus qu’il en venait encore ! C’est peut-être, pensais-je, la Grèce qui recommence ? J’arrive au bon moment !

La liste des génies littéraire de la première moitié du XIXème siècle US prouve la véracité de cette constatation. Penseur de conviction, PHD aussi (titulaire d’un doctorat de Harvard), Stoddard écrit sur la montée de l’islam (comme notre Gustave Le Bon national, il respecte l’islam sans en vouloir chez lui) et se rend même en Allemagne en 1940. Là, il rencontre tout le gratin nazi, y compris Himmler et le führer qui se plaint de l’Angleterre (il serait temps !) et qui regrette qu’il n’ait pu visiter en temps de paix son beau pays. Stoddard remarque que la guerre n’est pas populaire dans le Reich. Comme on dira en 44, profitez de la guerre, bientôt il y aura la paix !

Tous ces penseurs aident le sénateur Bilbo ( !) et d’autres hommes politiques américains à faire adopter les lois contre l’immigration. Ce sera chose faite en 1921 et 24 avec les lois diabolisées par l’historiographie officielle depuis. Et comme la pensée–système sait ce qu’elle fait, je ne peux pas ne pas donner cette référence :

Il y a, à notre époque, un pays où l’on peut observer au moins de timides tentatives inspirées par une meilleure conception du rôle de l’Etat ; ce sont les Etats-Unis d’Amérique qui s’efforcent d’obéir, du moins en partie, aux conseils de la raison. En refusant l’accès de leur territoire aux immigrants dont la santé est mauvaise, en excluant du droit à la naturalisation les représentants de certaines races, ils se rapprochent un peu de la conception raciste du rôle de l’Etat.

Voilà en tout cas ce que pense Hitler de cette politique migratoire et raciale américaine dans son Combat. Il l’écrit comme il le pense au début de son écrit le plus populaire ! Il est clair qu’avec un Harding (traducteur de Virgile) ou un Coolidge aux affaires dans les années trente, le sort du monde eût été différent… mais le diable élut et surtout réélut Roosevelt, qui rompit la face du monde et détruisit la civilisation blanche un peu partout. Céline le comprit et s’éloigna alors d’un pays qu’il avait tant aimé (les américains deviennent des crétins et des ivrognes !) ; relisez aussi Francis Parker Yockey et son impeccable Imperium sur ce sujet (édition française disponible chez AVATAR Diffusion : cliquer).

L’étendue des informations, la qualité des intuitions de ces écrivains américains confirment en tout cas la réflexion que me faisait un jour Jean Parvulesco :

Les Anglo-saxons ont résisté mais ils ont perdu le combat avant nous.

On laisse Céline conclure le 7 avril 1935 :

Les blancs disparaîtront ! vaincus par l’avarice, l’égoïsme et l’alcool et ce sera bien fait ! Quelle salade ! Je ne parle pas des USA – là tout est déjà en parfaite décomposition – et à quelle allure ! Prodigieux !

On trouve facilement ces livres à télécharger gratuitement en format PDF sur le site archive.org. Et on trouve aussi facilement sur le web américain le livre The culture of critique de Kevin McDonald. Lui ajouter le sociologue Edward Allsworth Ross, qui étudie en 1910 la Fin de son monde.

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