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Pourquoi Trump et les USA nous affolent

Trump ne déçoit pas et il en devient bien affolant. Depuis vingt-cinq ans, depuis la chute du mur, l’Amérique nous affole. Et d’entraîner nos chères élites dans sa chute.

Je devrais rebaptiser mon livre sur Trump et le nommer : Donald Trump et le KO américain*. Car il semble que ce drôle ait été mis là pour accomplir une mission qui relève de l’eschatologie – une eschatologie un rien comique.

Il en est des présidents américains comme de ce tyran de l’antiquité grecque : on prévenait un jour Denys de Syracuse qu’une vieille dame priait pour lui, alors qu’il en avait déjà commis de belles. Il la fit mander et la dame lui révéla qu’elle priait pour lui car le tyran précédent était moins nocif, et le tyran d’avant encore moins. Et de vouloir conserver le Denys par conséquent.

Voyez la montée en grade : Bush, Obama, Trump. Et on aurait pu avoir des boutefeux comme McCain ou la Clinton. Pauvre Amérique, pauvre monde !

J’en reviens comme toujours à Leslie Nielsen. Les méthodes de Trump s’apparentent à celles du flic le plus sous-doué de l’histoire (je reconnais au passage que l’attentat de Boston et sa bruyante résolution possédaient un style, une aura Leslie Nielsen).

Quelques musulmans mitraillent, dit-on, les foules ? On interdit aux musulmans l’entrée dans le pays le plus prisé et fréquenté de la planète. Quelle idée digne de Leslie Nielsen tout de même. Et si un musulman français ou européen est soudain pris la main dans le sac là-bas pour un nouveau rodéo bostonien, un nouveau Charleston ou un drôle d’Orlando ? Interdira-t-on aux Français et à tout le monde de pénétrer l’enceinte du terroriste parc ?

Et peut-on préciser que les musulmans interdits sont les chiites ? On croyait que les saoudiens et les égyptiens le 11 septembre pourtant… Est-ce le satanique sénateur McCain qui a passé ses ordres au nom sa pieuse clientèle ?

Mais continuons car on n’est pas sortis de l’auberge ou plutôt du fastfood.

Mexicains et latinos entrent depuis des décennies – depuis toujours en fait, le Texas ou l’Arizona étant des terres hispaniques. Trump veut construire un mur. Un mur laid et couteux empêchera-t-il les migrants de passer ? Et il voudrait faire financer ce mur par les victimes ?

Faudra-t-il expulser, et sur quels critères, les millions de pauvres gens qui sont passés, et de quelle manière, et avant ou après la construction de ce mur, promis à devenir une nouvelle muraille de Chine ? Sera-t-il construit en Chine ce mur, puisque le déficit commercial US montre que l’on ne construit plus rien dans ce paradis vampirique de la consommation universelle en dollars ?

La Chine. Obama se l’est fait expliquer par Steve Jobs : il n’y a plus assez d’ingénieurs en Amérique pour fabriquer des ordinateurs, des conditionneurs, des bagnoles, ce qu’on voudra. Le néo-capitalisme américain est basé sur ce système. Comme dit Bill Bonner, si les Américains veulent en outre porter des masques anti-pollution ou travailler dans les sweat-shops à la place de ces pauvres asiatiques…

Au moins Trump a-t-il le mérite de rebâtir l’impopularité américaine un temps épargnée par l’opération Obama. The Donald aura pour l’instant bien cassé la Barack !

Mais moi je tremble déjà : qu’est-ce que les oligarques nous proposeront à sa place ? Imaginez et tremblez.

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