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Question identitaire ou question sociale ?

L’une des bonnes choses que nous pouvons admettre de la société dans laquelle nous vivons est ce souci, si souvent admis par la grande majorité, de ne pas discriminer les gens pour ce qui relève de leur nature. Ce versant de la philosophie libérale est sans l’ombre d’un doute l’un des plus positifs que ce courant de pensée ait engendrés, car émanant du principe de justice évident selon lequel les gens n’ont pas à se faire juger (en bien ou en mal) sur ce qu’on pourrait penser de leur catégorie identitaire, mais uniquement de leurs actes. Autrement dit, on doit être jugé sur ce que l’on fait et non pas sur ce que l’on représente aux yeux des autres.

Évidemment, ici il s’agit d’un principe qui est loin d’être toujours respecté, car les humains, depuis le développement du langage, ont toujours eu besoin de catégoriser les choses afin de s’en faire un portrait utilisable cognitivement. C’est pourquoi l’on utilise énormément de catégories plus ou moins factices afin de faire valoir des concepts englobants des éléments qui n’ont objectivement pas beaucoup de liens ensemble. Tout ce qui a trait aux questions identitaires tombe inévitablement dans cette zone grise et les préjugés qu’elle impose sont pour la plupart très liés. Dépasser les jugements faciles sur la nature plus ou moins fondée d’une catégorie d’humains et l’imposer de manière légale (notamment sous la forme des chartes de droits) est sûrement le meilleur legs du libéralisme de la société actuelle.

Malheureusement, ce courant de pensée n’est pas sans avoir posé quelques problèmes à la base de cette volonté de justice, car en même temps qu’il proposait un système de droit individuel égalitaire, suivant le modèle promu par l’individualisme méthodologique, il devait aussi imposer la légitimation de l’inégalité entre tous les individus de manière absolue en déconnectant théoriquement l’individu de la société à laquelle il appartient. Comme le dit l’expression, « ils ont fait couler le bébé avec l’eau du bain »!

Et c’est justement par ce biais que les inégalités collectives sont revenues, car si l’on ne peut pas légalement discriminer quelqu’un ouvertement pour sa liaison identitaire, on peut très bien le faire indirectement sous l’égide du « choix personnel ». Car les choix personnels ne peuvent être basés que sur des « discriminations », étant donné que la discrimination n’est (étymologiquement parlant) qu’un choix face à une multitude d’autres. Il est donc évident qu’il n’est pas possible d’imposer la « non-discrimination » à quiconque sur le plan des associations personnelles, malgré les interprétations que nous pourrions avoir de ces choix. Bien sûr, les choix que font les gens dans le cadre de leurs relations personnelles et les positions sociales[1] qui constituent le statut public des individus ne sont pas vraiment comparables. Car les choix du second, pour être justes, se doivent d’être objectifs, contrairement aux choix du premier. Les qualités et les aptitudes en sont normalement les bases, mais, malgré tout cet apanage, il restera toujours une part d’arbitraire, du moment que deux personnes se valent en capacité. Cette affirmation ne surprendra sûrement pas les personnes qui se sont déjà cherché un emploi (au moins une fois) dans un domaine compétitif, terre promise des beaux parleurs.

Mais enfin, la discrimination (entendu dans son sens premier) n’est pas un problème en soi. Ce qui pose problème c’est la discrimination sur la base de préjugés faux[2] et ayant un effet néfaste sur les droits et la dignité de la personne concernée. Et il n’est pas vraiment possible de prétendre éviter complètement que de pareilles discriminations surviennent dans l’espace (aussi mince soit-il) laissé au choix personnel. C’est dans cette optique que les discriminations dites « positives » ont été mises en place. « Discriminations positives » passablement arbitraires elles aussi, car n’ayant pas vocation à être généralisées à l’ensemble des discriminations que l’on pourrait qualifiées de « négatives » sans avoir à mettre en place un énorme processus d’objectivisation de ce qui relèverait de la discrimination négative ou pas. Processus d’autant plus impossible à mettre en place que la grande majorité des gens font souvent partie à la fois des catégories favorisée et défavorisée que représentent ces catégories humaines.

Malgré l’arbitraire de ces discriminations dites « positives », elles ont bel et bien été jugées comme allant dans le sens du droit, malgré qu’elles soient essentiellement basées sur les rapports de force que les organisations qui représentent ces catégories ont su forger avec le temps. Enfin, elles ont au moins eu le mérite de propulser la mixité sociale là où le besoin devrait en être le plus évident. Enfin, passons.

Depuis les années soixante, mais surtout depuis la chute de l’URSS, les questions sociales ont perdu de la cote dans les mouvements se revendiquant de la gauche en Occident. Enfin, elles sont toujours présentes, mais pas, ou très peu, hors du cadre réformiste de la sociale-démocratie. La radicalité s’est beaucoup tournée vers ce que Nancy Fraiser appelle les « luttes de reconnaissance ». Concept essentiellement basé sur l’opposition « dominant/dominé » classique de base économique, mais réinterprétée sur une base identitaire. Les écoles de ce courant de pensée divergent sur les interprétations que devraient prendre cette dichotomie, et je le présente bien évidemment de manière un peu grossière, mais en somme le dominant généralement visé c’est l’homme blanc[3] hétérosexuel et les dominés seraient ceux qui en représenteraient le contraire.

Les identités opposées à celle considérée comme dominante seraient pour l’essentiel : les femmes (non-homme), les minorités qu’on dit « visibles »[4] (non blanc) et les homosexuels[5] (non hétérosexuel). Historiquement, il serait plutôt inexact que de prétendre que c’est de la seule discrimination identitaire des « hommes blancs hétéros » qu’auraient émergé ces catégories opposées. La cause majeure de leurs apparitions serait plutôt liée aux réussites du combat d’émancipation qu’ont mené ces trois catégories identitaires. C’est surtout à partir de leur propre militantisme que la conscience de ces groupes a véritablement pu se forger, car ces catégories ont toujours été très floues dans la réalité et la domination pouvait se produire de plusieurs manières. Par exemple, un homosexuel blanc peut très bien discriminer un autre homme de couleur (hétéro) et une femme blanche peut tout aussi bien mépriser des hommes issus de l’immigration. Il est aussi notable que bien des gens ont été discriminés pour bien d’autres motifs (handicap, traits faciaux, toxicomanie, poids, tatouages, style de vie, grandeur, aptitudes sociales, etc.). En fait, les discriminations « négatives » sont toutes issues du même problème, soit un préjugé issu d’une plus ou moins grande aversion pour quelque chose que l’on juge « anormale ». Et le grand malheur, est que ce problème de base est propre à l’ensemble des catégories qui forme l’humanité, car étant purement subjectif. Certaines sont seulement plus répandues que d’autres.

Les identités collectives (à ne pas confondre avec les identités personnelles) ont toujours été principalement liées à un mélange de lieux de vie, de métiers et de classes sociales, car nous nous reconnaissions naturellement dans des catégories fonctionnelles. Mais si une part de celles-ci devait engendrer un handicap à nos relations personnelles ou professionnelles, le réflexe de base (même si on le désapprouve) était surtout de l’occulter au mieux afin de faire valoir ce qui pouvait aligner au mieux notre identité personnelle aux standards de notre lieu de vie. L’idée de se définir par ce qui nous porte préjudice ne devait pas émerger avant que ces combats d’émancipation deviennent de véritables combats politiques structurés, car c’est dans cette thématique qu’elles prennent racine et non pas via l’unité spontanée qu’auraient des personnes face aux discriminations. Nous pouvons donc parler d’identité, non pas au moment où le préjudice devient problématique, mais bien lorsque le combat d’émancipation est en mesure de former des groupes militants bien soudés. Ces identités n’ont donc pas beaucoup de réalité fonctionnelle autre que dans le cadre de ce militantisme, car il y a très peu de substance qui puisse tenir ces groupes autres que cela[6]. En ce sens, elles rejoignent les identités politiques qui ont surtout émergé au 19e siècle. Malgré tout, ces identités en sont bien une et la recherche d’une identité est une donnée naturelle chez l’être humain. Elles représentent le groupe à laquelle nous nous sentons appartenir, même si elle n’est basée que sur une cause politique. Les humains étant de nature sociale, ils ont besoin de se fabriquer des groupes, notamment dans le cadre des grandes villes où l’anonymat est la norme. Et les combats politiques sont depuis longtemps un vecteur incontournable des identités collectives et l’effondrement relatif des chapelles politiques (comme dans le cas des partis communistes d’avant les années 90) a eu un large effet de transfert sur ces identités politico-identitaires.

Mais là où il y a problème évident, pour ne pas dire paradoxal, c’est que l’identité étant quelque chose de normalement chéri par les individus qui la compose, le fait que l’identité d’un groupe soit directement affiliée à des revendications politiques liées à des discriminations engendrera nécessairement des problèmes sur les fins de l’objectif visé. Car une avancée ou une victoire de la cause signifierait en même temps de disloquer en partie ou complètement l’union, donc de l’identité politique. Cette situation rend donc l’objectivité des dénonciateurs d’autant plus difficile à obtenir, que la confusion que génère la mixité des notions de dominant et de dominé aura involontairement tendance à « naturaliser[7] » ces catégories afin d’en maintenir la raison d’être. Or, il est de notoriété publique, et ceci, depuis très longtemps, que le principal effet objectif de la marginalisation reste la pauvreté. Celle qui engendre notamment la domination économique. Et c’est d’ailleurs le principal marqueur (et de loin) servant de mesures statistiques aux discriminations identitaires liées aux choix des individus. Mais inversement, la pauvreté est aussi le fléau le moins subjectif qui soit et quand l’on parle de mâles hétéros blancs, pour désigner le « privilégié », on devrait normalement avoir l’honnêteté d’avouer que certains de ces « hommes blancs » vivent aussi une précarité extrême.

L’homme blanc hétéro devient donc, d’une certaine façon, lui aussi victime de discrimination. Non pas sur le même angle que ses opposés identitaires (leur statut de dominé), mais sur le plan de leur morale (leur nature de dominants totalement indépendante de leurs actions). Car ceux-ci se voient présentés par certain(e)s militant(e)s comme des personnes vouées à discriminer de par leur nature même. Et ce type d’amalgame n’est absolument pas nouveau, car c’est celui-là même qui fût utilisé contre les juifs dans la période d’avant 1945, soit d’être considérés comme des manipulateurs avares, intrinsèquement mauvais, dominateurs et incapables de ne pas faire le mal par eux-mêmes. Cette haine d’une nature supposée mauvaise devait être la base idéologique de ce qui engendra les pogroms de cette triste époque.

Nous sommes évidemment bien loin d’excès de violence de cet acabit et en dehors du fait d’être discriminé par la « discrimination positive », il n’est nul besoin d’en faire des tonnes en ce sens. Malgré tout, les événements politiques « non mixtes »[8], liés aux identités dominées dans le cadre des manifestations de luttes sociales, sont beaucoup plus problématiques, car mettant de côté des militants en raison de leur nature de « dominant » ou de « privilégiés ». Pourtant, il est aisé de percevoir que de rejeter des gens sur la simple base de leur nature biologique soit une grossière discrimination basée sur l’ethnie ou le sexe. Plus récemment, les cas d’assassinats racistes commis par des policiers aux États-Unis ont fait déferler les haines raciales jusqu’ici, avec de malheureux dérapages des représentants des « Black live matter », qui parlent de tuer des « blancs » et de « suprématie de la race noire ». Sans compter cette ignoble campagne contre l’universalisation du concept par « All live matter »[9]. Ces quelques situations, comme bien d’autres, démontrent les dérapages constants qui apparaissent quand on interprète les causes sociales en termes d’identité plutôt qu’en terme social. Quand on se met à réfléchir sur des prémisses racialo-sexuelles au lieu de la faire sous l’angle du droit et de l’égalité entre les êtres humains, il est inévitable de refaire les erreurs du passé. Car n’oublions pas que les promoteurs de la discrimination on toujours usés des faux semblants de la justice pour faire valoir leur projet.

Pourtant la lutte sociale concerne tous ceux qui partagent les principes de justice ou qui en souffrent. Et prétendre qu’il est pertinent de mettre en parallèle des catégories identitaires à la domination sociale nous offre une splendide occasion de se rappeler que « l’enfer est pavé de bonnes intentions » ! Imaginez-vous un seul instant qu’un itinérant, par le simple fait qu’il soit un homme blanc, dominerait qui que ce soit ? La précarité et la marginalisation sont malheureusement universelles et de vouloir faire un parallèle excessif entre identités souvent dominées et domination tout court est la meilleure façon d’engendrer de la confusion et, pire, de semer la haine (voir le racisme et le sexisme) chez les victimes de la domination réelle.

En fait, ce qui ne doit pas être oublié c’est que la domination est un fait mesurable objectivement et ceux qui s’en sauvent en évoquant des arguties du style « tu ne peux pas comprendre, car tu es ceci ou pas cela » ne font que monter un préjugé de nature équivalente à ce qu’ils prétendent combattre. L’idée selon laquelle une personne possède des vertus ou des vices intrinsèquement liés à sa nature, même si l’on prétend qu’elles sont issues de la superstructure, est foncièrement injuste et discriminante.

Comme présenté en préambule, le fait que les humains (indifféremment de leurs pensées, sexes, orientations ou origines) utilisent plus ou moins volontairement des raccourcis rhétoriques à signification identitaire pour illustrer leur conception du monde est une donnée qui ne sera jamais vraiment dépassée, mais le faire ouvertement et l’accepter dans le cadre de la lutte des classes est particulièrement nuisible. Nuisible, car autant le processus de communautarisation de certaines minorités, des homosexuels et des femmes ont engendré un renforcement de leur identité politique, autant l’effet inverse se développe, soit la revendication des majorités à leurs identités traditionnelles et conservatrices (blanc, hétérosexuel, chrétien, etc.). Et vous savez probablement que ce genre de division identitaire est pour le moins détestable sur le plan de l’action politique progressiste (destruction de la gauche sociale et montée de l’extrême droite).

Pour ceux qui en douteraient encore, il n’est pas ici question de prétendre que les luttes identitaires n’ont pas de valeurs et encore moins de prétendre qu’il n’y a pas de vérités dans ces généralisations (les personnes les plus favorisées dans ce monde sont bien évidement des hommes blancs hétéros), mais entre une généralisation intuitive et une discrimination ouvertement consentie[10] sur une base identitaire, il y a une marge ! Dans une société comme la nôtre, où les discriminations ouvertes sont interdites et où celles-ci ne peuvent se faire que via le choix personnel, il est fondamental que l’ensemble des luttes identitaires se rangent dans le large cadre de la lutte pour la justice sociale, notamment via la cause du socialisme, car les inégalités identitaires sont directement connectées aux inégalités économiques. Personne ne devrait normalement prendre au sérieux une dirigeante de compagnie prétendant être dominée par ses employés « mâles blancs », même si certains cas de tentatives d’intimidations de ce genre ont été recensés. Ensuite, s’il y a discrimination autre qu’économique, il faut impérieusement le dénoncer. Pas en passant par les généralisations habituelles du type « telle catégorie ceci cela », mais bien avec les cas précis et objectifs sur lesquels nous pouvons protester, pour ensuite proposer une alternative juste, sans quoi la situation devient insoluble. Autrement dit, on ne doit pas défendre la cause des femmes/homosexuels/immigrants avec des arguments impliquant que telle ou telle catégorie identitaire a (par exemple) un moins bon salaire dans l’absolu », mais de dénoncer les endroits où ceux-ci ont un salaire moindre pour un travail égal ou qui ne peuvent avoir un certain type d’emploi. Autrement, nous restons bloqués dans des protestations qui ne concernent personne en particulier et (sauf à vouloir culpabiliser les gens de bonne foi) rien n’en sortira de bien constructif, sauf la haine dans la base de la société.

Pour conclure, je voudrais mettre encore une fois en évidence le fait que je ne prétends pas qu’il ne faille pas démonter que statistiquement il y a dénominateur commun entre la domination économique et identitaire, mais qu’il est complètement inutile de désincarner les victimes dans des catégories abstraites pour se battre en leur faveur. Les femmes, les personnes « racisées[11] », les homosexuels et tous les autres (ne les oublions pas !) ne peuvent être émancipés que dans le cadre de leur cadre de vie concret et non pas dans une vague abstraction identitaire. Raisonner de la sorte est le meilleur moyen d’engendrer la confusion des luttes et même la haine entre membres de ces diverses catégories. De plus, on éviterait d’amalgamer en victime des gens de ces catégories objectivement privilégiées comme Anne Lauvergeron (présidente d’Aréva) ou Philippe Villin (Banquier d’affaires homosexuel et magnat de la presse française) sans oublier ces millionnaires du show-business américain issus d’une immigration presque aussi lointaine que celle des Anglo-saxons et notre cher Obama. Ces questions identitaires existent certes, mais elles ne doivent pas prédominer la lutte d’émancipation sociale de tous et de toutes dans cette structure néolibérale, là où les inégalités sont d’abord et avant tout économiques et là où nos droits sont de jour en jour plus bafoués.

Notes

[1] Le monde du travail pour l’essentiel.

[2] Malgré ce pléonasme apparent, un préjugé n’est pas faux à priori, même si on utilise généralement ce mot en sous-entendant une fausseté.

[3] Comprendre par « blanc » les descendants d’Européens, même si bien d’autres ethnies non européennes devraient aussi être considérées comme « blanc ».

[4] Maintenant aussi appelés personnes « racisées », ces groupes se personnalisent essentiellement dans le cadre du multiculturalisme.

[5] Aujourd’hui officiellement élargi au concept du LGBT (lesbienne, gai, bis, trans), mais en phase croissante d’expansion.

[6] Comme souligné au point #4, les communautés ethnoculturelles forment souvent des communautés apolitiques et font donc exception à ce constat, car elles ont le plus souvent un lien national et non « racial ». Il existe tout de même un grand nombre d’associations antiracistes à base ethnique (voir Black live matter) qui respectent ce schéma identitaire.

[7] Éliminer le libre arbitre et les conjonctures à des actions individuelles et les considérer comme émanant de la nature « biologique » ou culturelle de ses catégories.

[8] Euphémisme pour dire exclusion sur une base racialo sexuelle.

[9] Même si elle est hypocritement reprise par des personnalités racistes, personne de progressiste ne peut sincèrement prétendre l’inverse.

[10] L’exemple ultime est la très identitaire Houria Bouteldja.

[11] J’en profite pour souligner que ce terme est conceptuellement très mauvais, car, même s’il semble plutôt astucieux de placer les considérations ethniques dans le domaine de la subjectivité (afin de sortir du paradoxe entre la prétention à la non-existence des « races » tout en conservent l’antiracisme), il est tout à fait incapable de dénoncer une discrimination basée sur le choix personnel. Et ce, tout simplement parce qu’il implique que le discriminateur revendique la base « raciale » de son choix, ce qui n’est évidemment jamais le cas.

Juillet 2016 | Rebellium

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