Accueil DÉBATS Invités La société des femmes 3/3 – Son Empire

La société des femmes 3/3 – Son Empire

La puissance politique des femmes est incontestable et gigantesque, sous-estimer ce pouvoir serait une erreur qu’il ne vaut mieux pas commettre. Ce n’est pas pour rien si la justice, la guerre, la paix, la sagesse, la souffrance et la vengeance furent des déesses et non des dieux. Notre actuel président l’a payé très cher et a compris que l’on pouvait perdre toute crédibilité en une seule Une de Closer, plus vite qu’avec des milliers de pages dans Le Monde. Il est par ailleurs symptomatique de ce fait qu’une interview dans Vogue puisse faire élire un président plus efficacement que l’ensemble de sa campagne électorale.

Le pouvoir des Taylor Swift et des Anna Wintour1 n’est pas liée qu’à leur fortune : qui contrôle le foyer domine la société entière, puisqu’elle repose de tout son poids sur lui. Plaire aux femmes est bien plus porteur, politiquement, que de plaire aux hommes. Ceux qui en douteraient sont invités à une expérience simple : en combien de temps un article de Vanity Fair devient une norme de société, par rapport à son équivalent de Playboy ? Le président des États-Unis doit énormément à son charisme envers les femmes.

Pourtant, malgré toute cette gigantesque capacité, la force armée demeure entre les mains de l’homme. Il est le pouvoir politique et demeure son expression première, mais la puissance de la femme se trouve à un autre niveau, plus élevé : elle domine la maison et y décide de tout, elle peut rendre la vie paradisiaque ou infernale. Elle détermine la bonne fortune de tous les membres de la famille et une bonne conseillère fera plus pour la carrière d’un homme que le premier ministre lui-même.

Le domaine de la femme est un pilier autour duquel on peut construire les plus grandes cités du monde, mais sans quoi ce sont des empires entiers qui s’effondrent. Le pouvoir de « ne pas être d’accord » est une gigantesque puissance politique, lorsque l’on est en charge de la vie quotidienne du monde entier. Ceux qui ont été mariés depuis des années ou ont vécu en couple de longues périodes savent à quel point il est dangereux d’avoir une femme mécontente à ses côtés. Bien qu’elles sachent s’en servir comme d’une arme à leur service, le sexe n’est pas l’outil de contrôle le plus efficace à leur disposition : une fille est semblable à l’eau qui détruit la roche la plus dure par son éternelle insistance.

Une danse immémoriale

Aussi, les hommes et les femmes n’ont jamais cessé cette danse, entre « épouses » et « gardiens ». Un jeu qui a conditionné le destin de l’humanité avec plus de régularité que l’ensemble des penseurs réunis, car c’est bien par-là que nous sommes fragiles : les temps modernes ont vu apparaître de désagréables habitudes, qui consistent à « construire une meilleure société » et qui a conduit à la transformation de la place de la femme, comme de l’homme, en son sein. Car qui veut réformer la société doit réformer la famille : le domaine des épouses, que l’on ne peut toucher qu’à certaines conditions, extrêmement coûteuses.

Ce n’est pas parce que les femmes dominent les foyers que les hommes n’ont aucune autorité pour autant : non seulement l’autorité du gardien est importante, sa fonction « reptilienne » ayant été de tuer les rivales de son épouse, mais elle est nécessaire à la survie de la famille sur la durée. C’est l’homme qui détermine la frontière dite de « virilité ». En effet, grâce à l’homme, la mère sait quelle limite elle ne doit pas franchir avec ses fils. La fille sait, par son père, quelles sont les choses qu’elle ne doit pas rechercher chez un homme et celles qu’il lui faut mettre en avant.

Il est le garant de l’équilibre, qui permet à la partie féminine de son foyer de connaître sa propre nature de femme, par la compréhension de celle de l’homme : c’est grâce à cette mise en avant de toute la différence entre ce qui fait le mâle et ce qui fait la femelle, que l’instruction de la jeune fille en tant que femme s’accomplit pleinement. Sans cette instruction, le caractère féminin prend le pas sur celui de l’homme : la mère se fait castratrice et l’épouse se fait tyran totalitaire ; incapable de maintenir une vie de couple solide, donnant naissance à une génération frustrée, revenue soudainement des dizaines de millénaires de civilisation en arrière.

Ce terrible constat, nous sommes bien obligés de le faire : les deux dernières guerres mondiales furent dévastatrices pour les hommes de tous les pays du monde : des générations entières de femmes se retrouvèrent seules et des millions de petites filles furent privées d’un père. Sans sa présence, l’excès de l’adolescence fut hors limite : c’est la raison pour laquelle la libération sexuelle eut lieu après les deux grandes guerres et non avant. Si elle eut de nombreux aspects positifs, l’élimination du masculin a aussi montré ses défauts, qui compensent plus que largement ses avantages immédiats. Ce ne furent plus seulement les excès sexuels qui demeurèrent hors de contrôle, mais bien les excès dominateurs.

Le foyer moderne

Le foyer moderne est une prison, dont on ne s’échappe qu’à l’âge adulte, dès qu’on le peut. Les hommes ne comprenant plus les femmes, celles-ci s’isolent en attendant un idéal de « mâle » qui n’existe plus : elles l’ont détruit chez leurs fils. Elles s’appuient sur les histoires, les contes de fée, les images du passé donnant tous les idéaux des hommes, sans en avoir observés durant leur jeunesse. Cette éducation détruite, la nouvelle génération doit la reconstruire et de nouvelles valeurs centrales émergent : celles de la mère. Les sociétés, pour compenser l’autodestruction de la cité des patriarches, compensent avec une nouvelle norme : le gouvernement n’est plus le père pour tous, mais surtout la mère.

L’ensemble des citoyens deviennent les enfants d’un immense foyer dont on ne peut s’échapper, qui veut le bien de chacun et y parvient aussi efficacement qu’une mère hyper-protectrice. Les garçons sont amputés de toutes valeurs viriles, craignent d’agir, ils deviennent méprisants et mesquins, ils se font traîtres et rusés : ils renvoient une image de faiblesse et d’échec aux jeunes filles, qui s’attardent alors sur les plus dangereux de tous, compensant cette perte par n’importe quel moyen possible.

La société, devenue féminine sous l’autorité de la seule mère, se fait de moins en moins stable à mesure que l’homme s’efface : les filles ne savent plus ce que signifie d’être une femme, elles sont donc bien incapables d’en devenir, rongées par une crainte auquel elles ne peuvent pas donner de nom : l’ancienne insécurité liée à la perte du foyer s’est corrompue et s’est transformée en désir vital d’en former un, n’importe lequel. Aussi, les femmes sont-elles les premières à réclamer un tyran : l’ultime gardien qui permettra la construction de l’ultime foyer.

Un terreau si fertile au socialisme, le fit croître, malgré la chute de l’URSS, au-delà encore des frontières de celui-ci : le monde entier est devenu socialiste par ses femmes, qui ne rêvent que d’une immense maison. Les hommes, autant par la perte des valeurs du père, incapables de transmettre la moindre valeur « virile », ne purent résister à l’ascension de leurs sœurs et de leurs mères. Frustrés par la perte de repères, ce sont toujours les options les plus radicales qui l’emportent au final : que ce soit par le machisme extrême de l’Islam ou par la société féministe « progressiste » Nord-Américaine.

En conséquence, et bien que ça ne viendra pas dans la douceur, la cité finira par s’effondrer entièrement sous le poids de ses contradictions. Désormais libre de donner naissance à une nouvelle, libérée autant des défauts de l’époque du trouble que de celles qui lui étaient antérieures.

Il n’existe pas tant de différences de nature entre un homme et une femme d’une même espèce. Le droit ne change pas d’un sexe l’autre. Mais les spécificités de l’un ne doivent pas se voir gommées par celle de l’autre : que la société penche du côté féminin ou masculin est équitablement préjudiciable à l’ensemble, seul l’équilibre apporte l’harmonie dans la durée. Mais nulle harmonie ne peut émerger si ni l’un ni l’autre des deux sexes ne comprend l’implication de ce qu’est un homme ni de ce qu’est une femme.

Les garçons ne savent pas ce qu’implique d’être un homme pour des raisons identiques au fait que les filles ne comprennent pas ce qu’est une femme. Quel foyer bâtir dans ces conditions ? Quelle société peut émerger de l’ignorance ? Il faut accepter, une bonne fois pour toute, que les aspirations des filles ne sont pas celles des garçons : toutes les femmes ne rêvent pas de devenir camionneuses et les hommes de se faire infirmiers. Il y a une nature profonde, qui nous fait choisir nos activités professionnelles par rapport à ce qui est le plus en accord avec notre personne. Or, la caractéristique principale d’un être est tout d’abord son sexe.

Toutes les volontés constructivistes de changer ce fait, en plus d’être ouvertement infâmes, sont destinées à un échec meurtrier. Même quelqu’un qui ne sait pas ce qu’il est, peut tout de même assimiler que condamner sa propre progéniture à un futur sanglant n’est pas tolérable. Sans un revirement immédiat dans le comportement des gens, ceux qui s’érigent en Josef Mengele du constructivisme atteindront leur but et les cadavres s’empileront sur leur chemin d’infernales bonnes intentions. La théorie du genre moderne est aussi absurde que la théorie raciale le fut en son temps pour de semblables raisons et conduira, comme cette dernière, à des crimes contre l’humanité.

Mais elle a ça de pratique que, comme le concept de race se nourrissait de la lutte contre « l’impérialisme », le concept de genre peut s’opposer au sexisme. Que l’on peut voir de l’impérialisme sous chaque pierre d’une rivière, aussi bien que l’on peut trouver du sexisme sous chaque grain de sable du Sahara. Avec d’autant plus de facilité que, désormais, personne ne sait vraiment ce qu’est un homme ni ce qu’est une femme.

Notes

  1. Deux exemples du pouvoir féminin, puisque la première a forgé sa puissance sur la volonté qu’ont les gens de lui plaire, là où la seconde l’a construite sur celles qu’ils ont de ne surtout pas lui déplaire.

La société des femmes 1/3 – Le sexe fort
La société des femmes 2/3 – D’Aphrodite à Héphaïstos
La société des femmes 3/3 – Son Empire

Source

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