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Hitler et l’occident contre la théorie de la conspiration

L’occident atlantiste et russophobe est contre la théorie de la conspiration. Cette notion a été inventée par la CIA au moment de l’assassinat de Kennedy. Ceux qui contestaient comme Oliver Stone l’aversion officielle étaient jugés conspirationnistes, on dit aujourd’hui conspi-racistes ou même terroristes. Donc douter d’Hillary, d’Obama, d’Hollande, c’est être terroriste, voter Brexit aussi, donc on l’annule, car on est en démocratie ! Vladimir Poutine relevant l’acquittement irréel d’un migrant violeur d’enfants en Autriche relève aussi de cette catégorie infamante…

L’occident est donc contre la théorie de la conspiration. Cela tombe bien : Hitler aussi. Hitler est ici en désaccord contre notre regretté ami, le penseur juif libertarien Murray Rothbard, qui disait que la théorie de la conspiration est le nom que l’on donne à la contestation de l’histoire étatique officielle. Un autre libertarien, Butler Shaffer, explique que ses étudiants en droit pensent comme les nazis sur plein de sujets : végétarisme, tabagisme, peur du sexe, peur des armes, humanitarisme, interventionnisme à tout crin. C’est dans les Magiciens d’Ozymandia.

On confond dans nos médias néo-nazisme et théorie de la conspiration, croyant ainsi condamner ceux qui, venus de droite, de gauche, du gaullisme ou du communisme, ne supportent plus ce système et son information.

Mais voici ce que le très occidental chancelier Hitler écrit de la conspiration et des conspirateurs (MK, pp253-255) :

« Seuls, de tout petits groupements, après des années de filtrage, pourraient acquérir le caractère de véritables organisations secrètes. Mais l’exiguïté même de pareilles formations leur enlèverait toute valeur pour le mouvement national-socialiste. »

Le bric-à-brac ésotérique sur Thulé et le nazisme est arrivé après la guerre, destiné sans doute à diaboliser intellectuellement l’objet de toutes les haines postmodernes. Mais voici en tout cas ce que veut Hitler : des militants et pas des conspirateurs.

« Ce dont nous avions besoin, ce n’étaient pas de cent ou deux cents conspirateurs audacieux, mais de centaines de milliers de militants fanatiques épris de notre idéal. Il fallait travailler non pas dans des conciliabules secrets, mais par de puissantes démonstrations de masses, et ce n’était point par le poignard ou le poison ou le revolver que le mouvement pouvait vaincre, c’était seulement par la conquête de la rue. »

La théorie de la conspiration vide la rue, remplit les boîtes aux lettres, empêche la prise du pouvoir. C’est pourquoi elle est souvent encouragée par le pouvoir qui la met en vedette en mimant la sévérité professorale.

Or :

« Nous devions faire comprendre au marxisme que le national-socialisme était le maître futur de la rue, et qu’il serait un jour le maître de l’État. »

Hitler insiste sur les dégâts moraux de la théorie et surtout de la pratique de la conspiration :

« Le danger des organisations secrètes est encore actuellement dans le fait que leurs membres perdent souvent toute notion de la grandeur de leur tâche, et qu’ils croient que le sort d’un peuple peut être décidé par un meurtre. »

Pour Hitler la grandeur réside dans le mouvement social actif, qui a disparu aujourd’hui, du côté des partis au pouvoir comme du côté des contestataires.

« Pour préserver aussi le militant de toutes les tentations de nourrir son activité par de petites conspirations, on devait, dès le début, l’initier complètement à la grande idée du mouvement et l’entraîner si entièrement à la tâche de la défense de cette idée, que son horizon s’élargirait aussitôt… De cette façon, la lutte contre l’État actuel était élevée au-dessus de l’atmosphère de petits actes de vengeance et d’activités de conspirateurs. »

De ce point de vue on pourra dire que la théorie de la conspiration, et sa pratique par nos légistes n’est pas « fasciste » : avis à nos nuées d’experts TV qui sur cette question comme sur la Russie pensent comme Hitler !

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