Accueil DÉBATS Invités Sept candidats en lice pour les premières primaires de la droite

Sept candidats en lice pour les premières primaires de la droite

Une femme, six hommes. Sept ambitions vont s’affronter pendant deux mois dans l’espoir de porter les couleurs de la droite française à la présidentielle de 2017.

Alain Juppé, le vieux sage

A 71 ans, il joue la carte de l’expérience et de la pondération. Proche du centre, il a toujours exclu les alliances avec l’extrême droite.

Cet ancien Premier ministre (1995-97), cinq fois ministre fut longtemps considéré comme l’un des politiques les plus doués de sa génération – «le meilleur d’entre nous», disait son mentor, l’ex-président Jacques Chirac.

Sa carrière a buté en 2004 sur une condamnation à un an d’inéligibilité dans une affaire d’emplois fictifs. Après un exil au Québec, il redevient maire de Bordeaux (sud-ouest) puis ministre. «En politique, on n’est jamais fini, regardez-moi», lançait-il en 2014.

Marié deux fois, père de trois enfants, il traîne une réputation de raideur et d’orgueil qu’il tente de briser.

Nicolas Sarkozy, à droite toute

A 61 ans, l’ancien président (2007-2012) mise sur une campagne très à droite pour prendre sa revanche après sa défaite à la présidentielle de 2012.

Adulé ou détesté, il divise sur le fond comme sur la forme. Pugnace pour ses fans, il est jugé fébrile par ses détracteurs qui lui reprochent son manque de sang-froid.

«Quand je m’ausculte, je m’inquiète, quand je me compare, je me rassure», avouait-il en 2014.

Fils d’un immigré hongrois, cet avocat de formation a épousé en troisième noces l’ancien mannequin devenue chanteuse Carla Bruni. Il pourrait être rattrapé par la justice, notamment pour une affaire liée au financement de sa campagne de 2012.

Bruno Le Maire, la carte du renouveau

Ce quadragénaire aux allures sages mise sur les envies de renouveau exprimées par les Français. Depuis des mois, l’ex-ministre de l’Agriculture sillonne le pays pour se départir de son image de technocrate surdiplômé et érudit.

A 47 ans, ce père de quatre enfants est souvent accusé de manquer de modestie. Une réputation nourrie par son fameux: «mon intelligence est un obstacle…»

François Fillon, libéral assumé

Cet ancien et unique Premier ministre de Nicolas Sarkozy – qui avait décrit sa fonction comme celle d’un simple «collaborateur» – ne ménage plus l’ancien chef de l’État, évoquant publiquement leurs anciens «désaccords».

Cet homme de 62 ans, à la fois discret et ambitieux, autoproclamé «inénervable», mise sur une campagne libérale assumée pour se distinguer.

Mariée à une Galloise, père de cinq enfants, il a le soutien des opposants au mariage gay et promet d’abroger la loi en cas d’élection.

Nathalie Kosciusko-Morizet, l’électron libre

Seule femme à concourir, celle qu’on désigne plus volontiers par ses initiales cultive une place à part au sein de sa famille politique: celle d’une «écolo de droite», férue d’économie numérique et favorable au mariage homosexuel.

Issue d’une longue lignée d’hommes politiques, elle fut députée à 29 ans, plusieurs fois ministre sous la présidence de Nicolas Sarkozy, mais a échoué de peu à conquérir la mairie de Paris en 2014.

A 43 ans, divorcée et mère de deux enfants, NKM est aussi libre que frondeuse, elle reconnaissait en mars: «Mon principal défaut? Je suis chiante».

Jean-François Copé, l’homme pressé

Cet ambitieux assumé, âgé de 52 ans, a suivi un parcours politique classique – maire d’une grande ville, député, plusieurs fois ministre – avant de s’emparer de la présidence de son parti en 2012 dans un scrutin contesté.

Après cette victoire, un scandale de fausses factures le force à démissionner en juin 2014. Mis hors de cause, il s’est lancé dans la course pour défendre «la France des boucs-émissaires» et des «pointés du doigt».

Jean-Frédéric Poisson, les valeurs chrétiennes

Ce député de 53 ans préside le parti démocrate-chrétien, petite formation satellite des Républicains. A ce titre, il était qualifié d’office pour la primaire.

Quasi inconnu du grand public, ce docteur en philosophie plaide pour l’abrogation du mariage homosexuel et veut inscrire «les racines chrétiennes» de la France dans la Constitution. En 2015, il s’est rendu deux fois en Syrie pour rencontrer le président Bachar al-Assad.

Lavenir.net

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