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Descartes, réveille-toi ! Ils sont devenus fous !

Liège maintenant ! Les attentats dans le ventre mou de l’Europe –comprendre l’Allemagne, la France & la Belgique – s’enchaînent avec une lancinante & sanglante régularité. Variante notable : le Royaume-Uni, où la violence serait de plus en plus celle d’une imposition progressive de la Charia islamique (y compris aux non-musulmans, bien sûr) ? Pourquoi ces pays ? Parce qu’ils sont ceux où la faiblesse des exécutifs & l’inefficacité des mesures sont les plus notoires & les plus avancées. on y combat non pas un ennemi mais des déséquilibrés, des jeunes en déshérence & au grand maximum des délinquants radicalisés (sic). Descartes, réveille-toi ! Ils sont devenus fous !

« Plus de morts moins d’ennemis ».
Recueil de Gruther, XVIIe siècle.

« Qui refuse la voix des vivants entendra celle des morts ».
Proverbe kényan, Le proverbe massaï du Kenya (1993).

| Q. Quid, suite à la tragédie de Liège, de ce débat à propos des femmes dans la police, qui a démarré suite à l’assassinat des deux policières belges tombées sous les coups du terrorisme ?

Jacques Borde. Un peu provocateur, mais pourquoi ne pas en parler ? Je pense que les femmes font d’aussi bons fonctionnaires de police que les hommes. Voire de meilleurs. Le problème est, en même temps comme dirait Macron, dans la réponse.

| Q. Que voulez-vous dire ?

Jacques Borde. Que ces deux malheureuses étaient bien cela : des fonctionnaires de police pas des commandos hyper-entraînés projetés dans une mission de nettoyage ! Deux femmes très certainement plus engagées pour rendre service à autrui et la communauté que pour verser dans le combat urbain à chaque fois qu’elles mettaient le nez dehors. Ce qui était déjà fort méritoire.

La question sous-jacente serait plutôt : Les femmes sont-elles aptes ou peuvent-elles avoir une telle fonction d’autorité (et de défense) ? Ma réponse est inchangée : oui !

Quid alors de ce qui s’est passé à Liège ? Ce qui a changé c’est que :

1- les policiers, peu importe leur sexe, sont devenus des cibles prioritaires parce que dépositaires de l’autorité et, surtout, aisément identifiables et attaquables.
2- que leur rôle, et formation initiale, n’est pas d’être plongés dans une forme de combat asymétrique permanent.
3- que, une fois de plus, la défaillance se situe, bien évidemment, au niveau des pouvoirs exécutif et judiciaire. Qui, ad minimo, n’ont toujours pas pris les mesures nécessaires pour contrer les opérations miliaires conduites sur nos sols par les soldats du califat que recrute et/ou projette Al-Dawla al-Islāmiyya fi al-Irāq wa al-Chām (ISIS/DA’ECH)1, dans nos cités de non droit, nos rues et nos prisons.

Je ne rappellerai pas ici la distance minimale qu’estime le FBI pour dire qu’un individu armé d’un couteau est plus efficace qu’un fonctionnaire l’arme à la ceinture…

| Q. Mais, à ce stade, en sommes-nous toujours au niveau du Kulturkampf ?

Jacques Borde. Oui, toujours. Parce que tout est lié. Et que le Kulturkampf fait partie de la guerre sans merci qui devrait nous opposer à la terreur takfirî.

Passons la Manche. Un exemple, selon une enquête du très à gauche Guardian, ce sont près de 3.500 mariages forcés qui ont été rapportés à la police en trois ans, de 2014 à 2016. Ce chiffre ne serait en réalité que la partie visible de l’iceberg, poursuit la même source, qui évoque des milliers d’autres cas de personnes vivant une situation d’esclavage moderne, un peu partout en Grande-Bretagne, selon de nombreuses associations. L’une d’entre elles évoque ainsi au moins 22.030 appels « issus d’individus ou de personnes morales », en trois ans, signalant un mariage forcé.

Le Guardian revient sur plusieurs exemples de jeunes femmes mariées de force par leurs familles, qui se retrouvent dans des situations où violences physiques, sexuelles ou domesticité sont leur lot quotidien. The Guardian cite notamment l’exemple d’une jeune Marocaine, dont le mariage servait de couverture à son mari britannique homosexuel. Cette dernière affirme que son mari l’utilisait, en fait, comme « femme de ménage », comme l’a indiqué Selma Bayou de l’Iranian & Kurdish Women’s Rights Organisation (IKWRO)2 au Guardian.

À rappeler que le Grand Londres est actuellement dirigé par un maire… islamiste, Sadiq Khan, qui a été – est-ce, par ailleurs, anodin ? – l’avocat de :

1- Louis Farrakhan suprémaciste noir et antisémite avoué.
2- plusieurs terroristes islamistes.
3- et particulièrement de Zachariah Moussaoui, le seul terroriste survivant du 11 Septembre 2001.

| Q. Mais, plus généralement, comment expliquez-vous cette défaillance récurrente ?

Jacques Borde. Par ce que, justement, il y réitération. À la fois des actes et du discours. Comme lorsque notre presse mainstream use du terme d’« incident terroriste » pour parler d’un attentat. Ceux qui nous mentent finissent par croire vraiment à leurs propres médiamensonges. Plus l’or du Golfe pour les ancrer, en cas de doutes, dans cette forgerie permanente, bien sûr.

| Q. Un attentat. Lequel ?

Jacques Borde. L’attentat de Manchester. Où nous sommes – passée l’erreur manifeste (l’anglais incident qui se traduit par acte en français) de traduction qui fait de nos journaleux d’authentiques analphabètes, ce qui, au passage, n’est pas une franche nouveauté – dans ce que l’on peut appeler, au choix :

1- la banalisation du mal, pour s’inspirer de ce qu’écrivait Hannah Arendt3.
2- la complicité intellectuelle avec les auteurs de ces crime et leurs commanditaires, clairement Al-Dawla al Islāmiyya fi al-Irāq wa al-Chām (DA’ECH), puisque c’est DA’ECH qui a revendiqué l’attentat…

| Q. Donc, nous persistons dans l’erreur ?

Jacques Borde. Oui, c’est ça.

Comme l’a dit Louis Aliot, lorsqu’il réitère le demande d’une partie des droites de la déchéance de nationalité pour les radicalisés islamistes. « La seule mesure qui aurait pu rendre François Hollande populaire, c’est précisément la déchéance de nationalité, parce qu’elle était soutenue par 80% de la population française ».

Les gouvernements, Bruxelles, Berlin ou Paris peu importe, se suivent…

Du coup, vous finissez, avec des situations ubuesques, voire terrifiantes  :

1- Témoignage édifiant de Mohamed Sifaoui, sur BFM-TV, qui confirme la présence d’une milice de la charia en France qui veille activement (sic) à ce que les musulmans pratiquent le Ramadan.
2- deux Belges en Syrie condamnées par défaut pour participation à des activités terroristes en Syrie et l’assos Child Focus qui attaquent l’État belge en justice pour voir leurs enfants repartir en Belgique pour y grandir.
3- une famille d’Alep à qui la Belgique refuse un visa et qui, toute honte bue, saisit la Cour européenne des droits de l’Homme.

Et, pendant ce temps, le père de Cyril, ce jeune homme froidement assassiné à Liège par un multirécidiviste nazislamiste sortant tout juste de prison crie dans le désert politico-médiatique son désespoir de voir la justice partir en vrille dans son pays :

« On donne raison à des délinquants, on les relâche. Combien de fois il faut encore que cela arrive, qu’il y ait des gens, des jeunes qui ne font rien et qui se fassent tuer par des gens qui sortent de prison ? Mon fils a été tué par une balle de la police de Liège, qui vient d’un pistolet de la police de Liège. Ici, les juges préfèrent condamner pour des délits de vitesse au lieu de condamner des gens qui tuent. Ceux qui font du mal ici en Belgique, on les laisse ressortir, on les laisse refaire du mal à des gens ».

Qu’ajouter à cela ?

Que pour être clairs sur le sujet de la tolérance zéro vis-à-vis du nazislamisme, il faut aussi l’être sur d’autres points.

Que des dizaines de radicalisés vont sortir de prison d’ici à 2020. Sans parler des centaines de revenants (sic)4.

Et ça n’est pas moi qui le dit mais le procureur de la République de Paris, François Molins, selon qui, « On court un risque majeur de voir sortir des prisons, à l’issue de leur peine, des individus qui ne seront pas du tout ‘repentis’, qui risquent même d’être encore plus endurcis, compte tenu de leur séjour en prison. Une quarantaine seront libérables d’ici 2019, condamnés pour des ‘faits liés au terrorisme’. Une vingtaine dès 2018 et l’autre vingtaine en 2019 (…). Ces sorties de récidivistes vont accentuer la menace terroriste endogène très forte en France, en raison d’un vivier de frustrés du djihâd irako-syrien inspiré par DA’ECH, pour passer à l’acte de manière isolée, mais aussi une menace venant des prisons alors que plus de 500 détenus terroristes côtoient plus de 1.200 radicalisés de droit commun. Le milieu pénitentiaire est conçu de telle façon qu’il fait office d’incubateur dans la mesure où, dans les prisons, il y a interaction entre terroristes islamistes et détenus radicalisés de droit commun ».

Autrement dit, autant de grenades dégoupillées dans nos rues prêtes à nous déchiqueter. Les empêcher de sortir de prison serait, selon certains, contraire à l’État de droit (sic). Mais, alors, qui cet État protège-t-il au juste ? Eux ou nous ?

Notes

1 Ou ÉIIL pour Émirat islamique en Irak & au Levant.
2 Ou Organisation des droits des femmes Kurdes & Iraniennes.
3 Eichmann à Jérusalem. Rapport sur la banalité du mal, Gallimard, 1966, Gallimard, Folio Histoire 1991. Eichmann in Jerusalem: A Report on the Banality of Evil, New York, The Vinking Press, 1963.
4 Traduction littérale du terme Returnee.

 

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