Accueil DÉBATS Invités Le Siel sur le point de claquer la porte du Rassemblement Bleu Marine

Le Siel sur le point de claquer la porte du Rassemblement Bleu Marine

Quatre ans après avoir participé à la création du Rassemblement Bleu Marine, le petit parti souverainiste, qui s’estime maltraité en vue des législatives, prépare son émancipation du FN.

Créé fin 2011, le parti Souveraineté, identité et libertés (Siel) devait faire la passerelle entre la droite et le Front National et attirer des cadres de la droite classique. Avec 2000 adhérents revendiqué, le parti faisait figure de principal allié du FN au sein du Rassemblement Bleu Marine (RBM). Mais les noces ont été courtes entre les deux partis. Quatre ans après l’union, le Siel s’apprête à divorcer du Front National d’après Le Monde, qui reprend un article de l’hebdomadaire Minute à paraître ce mercredi. Le Siel devrait officialiser cette décision le 5 novembre, date de réunion du comité directeur. Un coup dur pour le RBM, qui s’apprête à voir partir le seul mouvement un tant soit peu significatif au sein du rassemblement, hors FN.

«Ma capacité à avaler des couleuvres a atteint sa limite», se justifie dans Minute Karim Ouchikh, cofondateur et président du Siel depuis 2014. L’ancien élu socialiste de Gonesse (Val d’Oise) déplore le traitement réservé à son parti dans le cadre des législatives de 2017. Élu régional sur les listes frontistes, il affirme avoir fourni une liste de 80 noms issus de son mouvement en vue d’une investiture. Aucune n’aurait été retenue par le FN d’après lui. «Entre 0 et 80, il y a une marge. Le FN veut des ralliés, pas des alliés», s’agace Karim Ouchikh, qui regrette également le discours «aseptisé», de «gauche chevènementiste» dominant au sein du parti, impulsé par Florian Philippot.

Au FN, on ne semble pas s’émouvoir outre mesure de cette rupture. «Le Siel fait le pont avec tous les groupuscules sauf avec les forces d’ouverture que nous souhaitions pour l’avenir. De plus, parler à Minute, journal sous-marin de Nicolas Sarkozy, est un acte de malveillance à l’égard du Front et de Marine», juge Louis Aliot dans le Monde. Même son de cloche pour Marine Le Pen, qui juge qu’à «chaque fois que l’on crée un mouvement pour essayer de faire un sas entre la droite et le FN, ça finit à la droite du FN». Le Siel a accueilli de nombreux déçus et exclus du FN, ainsi que le très radical Renaud Camus, le romancier qui a théorisé le «grand remplacement». Karim Ouchikh, qui a fait prendre un virage identitaire au mouvement souverainiste, participe aussi, aux côtés de Robert Ménard, Charles Beigbeder ou Christian Vanneste, aux réunions de la «droite hors les murs», ce qui n’est pas vu d’un bon œil par les dirigeants frontistes. La présence de Karim Ouchikh aux côtés de Jean-Frédéric Poisson lors du premier débat télévisé de la primaire de la droite, le 13 octobre, a été très critiquée à Nanterre.

Source

Consulter aussi

Les Insoumis tacticiens voteront Le Pen

Disons tout de suite que dans l’état actuel des choses, il est absolument impossible que …

Ce site utilise des cookies. En acceptant ou en poursuivant votre visite, vous consentez à leur utilisation .

The cookie settings on this website are set to "allow cookies" to give you the best browsing experience possible. If you continue to use this website without changing your cookie settings or you click "Accept" below then you are consenting to this.

Close