Accueil FOCUS Analyses Real Economy Vs False Democracy ! Les Premiers chiffres dans la balance

Real Economy Vs False Democracy ! Les Premiers chiffres dans la balance

Sans avoir encore décrypté le discours du 45ème président des États-Unis, Donald J. Trump, devant les élus de la nation, on peut, d’ores & déjà, revenir sur le débat qui l’oppose à ses détracteurs. & non tout ne vas pas aussi mal qu’ils tentent de nous le faire croire. Bien au contraire, les chiffres qui comptent, ceux de la Real economy que Trump veut faire revivre dans son America First, lui donnent plutôt raison. Premier RETEX sur le sujet…

Vous me disiez, avant de commencer que l’entretien, qu’on a raconté tout et n’importe quoi sur l’affaire du Musllim Ban ?

Jacques Borde. Oui. Rappelons deux choses :

1- à ce jour, tous les statuts liés aux green cards qui, conformément au décret, après examen au cas par cas, ont débouché sur des autorisations d’entrée sur le territoire.

2- les sept pays visés par le décret Trump, sont des pays en guerre civile et où les services consulaires, seuls à délivrer des documents d’entrée pour les États-Unis, son inopérants et/ou défaillants.

Le Terrorist ban (son vrai nom), va être remplacé par un autre texte encore à l’étude.

D’une manière générale, vous me disiez, ne pas accorder beaucoup d’importance à l’emballement médiatique, unanimement défavorable à Trump, pour ces premières semaines de mandat ?

Jacques Borde. Non, je n’y attache pas beaucoup d’importance effectivement. D’entrée, deux choses sont à préciser, du moins me semble-t-il :

1- plutôt que d’emballement médiatique, je parlerai volontiers d’onanisme médiatique. Celui d’une caste (médiatique) se regardant le nombril et complètement coupée des réalités et, surtout, de la Real economy. Celle qui intéresse la majorité des entreprises et 99% de la population.

2- cet emballement, est loin d’être unanime. En fait, il touche les media des grandes villes. Des media souvent en position de monopoles locaux et vivant, pour beaucoup, sur leur réputation basée des affaires appartenant désormais au passé. Comme celle du Watergate. Sans parler de leurs relations (sic) avec la machine démocrate. Pour faire simple : ils n’informent pas, ils militent !

Pour le reste, ce sont de vieilles dames en mal d’affection de la part du nouvel exécutif qui a décidé (comme c’est son droit) de se passer de leur service. Nos vieilles peaux médiatiques vivent entourées de petits marquis prétentieux qui leur donnent l’impression d’avoir su préserver un peu de leur fraîcheur (professionnelle) d’antan. En fait, ces donzelles fripées sont surtout, o tempora o mores, les petits télégraphistes de lobbies (il faut bien vivre). Et, plus grave encore, de puissances et d’intérêts étrangers.

En France, par ailleurs, ces usines à gaz médiatiques ne vivent même plus du fruit de leur travail tellement elles sont déconsidérées, mais des aides de l’État. Et seraient mortes de leur belle mort sans ces subsides alloués selon le fait du prince.

Un contresens !

Comment ça ?

Jacques Borde. Si vous voulez, un peu comme si la Sécurité sociale finançait le cancer et ses métastases, au lieu d’aider à combattre le crabe, comme on l’appelle.

Pour le reste, comme le répétait une des séries phare du Boboland planétaire : la vérité est ailleurs !

Et, où donc, selon vous ?

Jacques Borde. Pas selon moi, si vous le permettez.

Depuis le démarrage de son entrée en campagne, de nombreuses personnalités, y compris démocrates, soutiennent Trump. Et depuis, contrairement aux éructations onanistes de nos vielles peaux médiatiques, le phénomène a pris de l’ampleur. Ainsi, Robert Kennedy Jr., qui a pourtant a apporté son soutien à Hillary R. Clinton lors des Primaires démocrates des présidentielles de 2008, n’a pas craint d’affirmer que « Trump could be The Greatest President in History » (…le plus grand président de notre Histoire).

Parmi les soutiens venant du camp démocrate, qui n’ont jamais manqué, rappelons (encore une fois) :

1- la Représentante démocrate, Tulsi Gabbard1.

2- l’ex-National Security Adviser, le lieutenant-général (Ret) Michael T. Mike Flynn2.

Avant de démarrer cet entretien, vous me parliez de la Real economy ?

Jacques Borde. Oui, pardon ! Certes, c’est bien le président américain, Donald J. Trump, qui a affirmé que « Les media n’ont pas rapporté que lors de mon premier mois [de mandat] la dette nationale avait réduit de 12 Md$US par rapport à l’augmentation de 200 Md$US de dollars lors du premier mois d’Obama ».

Mais, les chiffres présentés par Trump ne viennent pas de son équipe ou même de la Maison-Blanche, mais sont ceux du US Department of the Treasury, selon lesquels le 20 janvier 23017 (jour de l’investiture de Trump rappelons-le) la dette américaine s’élevait à 19.947 Md$US. Le 21 février 2017, un mois plus tard, la dette était de 19.935 Md$US. En outre, entre le 22 et le 23 février 2017, la dette américaine s’était encore contractée de 22 Md$US supplémentaires.

Précisons que ces chiffres sont ceux de techniciens (sic) du Trésor US déjà en poste pour la plupart et non d’un micmac de supposés Trumpistes.

En comparaison, lors du premier mois du mandat de Barack H. Obama, la dette américaine était passé de 10.626 Md$US à 10.838 Md$US, soit une augmentation de plus de 200 Md$US, selon les données du Trésor américain.

Les crises ? Un accident ?

Jacques Borde. Sans doute, les aléas de la machine économiques ont joué. Mais, ça ne s’est jamais arrêté. D’après le site Usdebtclock.org, qui traque la dette américaine en temps réel, la dette a cru de 9.000 Md$US lors des deux mandats de Barack Obama, ce qui correspond à un record historique.

Vous avez d’autres signes de reprise ?

Jacques Borde. Oui. Les ventes de voitures de luxe ont explosé depuis l’élection de Trump. 48% de hausse pour Maserati, 42% pour Rolls Royce, 28% pour Ferrari, 11% pour Porsche et 11% pour Bentley.

Trump a. visiblement, su redonner confiance aux Américains…riches. Mais, même si cela ne suffira pas, une Amérique à la prospérité retrouvée sera aussi celle où ceux qui ont de l’argent à dépenser, le font.

A propos de dépenses que pensez-vous de la hausse du budget de la Défense ?

Jacques Borde. Plutôt pour. Mais si l’argent va là où il est vraiment utile.

De manière globale, la Maison-Blanche annonce, pour 2018, un budget d’environ 603 Md$US. Cela représenterait une hausse de plus de 9% des dépenses par rapport à 2017.

En réalité, les 54 Md$US en question intègrent les 35 Md$US de dollars de hausse déjà pré-budgétés par l’administration Obama. Ce qui ramène la part envisagée par Trump à 19 Md$US. Et, grosso modo, on arrive à 603 Md$US de dépenses au total.

Bien sûr, la présente proposition ne comprend pas le budget dédié aux Opérations Extérieures. Comprenez : les guerres en cours, qui comptaient pour un peu plus de 11% des dépenses militaires de 2016.

C’est énorme tout de même ?

Jacques Borde. Pas à l’échelle des États-Unis. Ces dépenses représenteront près de 4 % du PIB (hors Opérations extérieures). Peu ou prou, le niveau observé après les attentats du 11 Septembre (2001).

Et, ça n’est pas antinomique avec les promesses de Trump de se serrer la ceinture  ?

Jacques Borde. Non. En fait, selon le directeur de l’Office of Management & Budget (OMB)3, le Représentant John Michael Mick Mulvaney, la hausse proposée des dépenses pour la Défense sera compensée par « la réduction la plus importante [des dépenses non-militaires] depuis les premières années de l’administration Reagan ».

Ce poste de dépense va doper la Real economy. Surtout dans certains États.

Pourquoi ?

Jacques Borde. Parce que les Américains, en termes de dépenses militaires, achètent essentiellement américain. C’est aussi simple que ça. Plusieurs dizaines de bâtiments de guerre, cela signifiera entre cinq à dix années de travail pour certains chantiers navals.

C’est souvent ça la Real economy aux USA !

Notes

1 Représentante du 2ème district d’Hawaï à la Chambre des représentants depuis le 3 janvier 2013. Première Americano-Samoane et première Hindoue élue au Congrès. Et, avec Tammy Duckworth, une des rares femmes-vétérans bardée de décorations à arriver aussi loin en politique.
2 Ancien directeur, de 2012 à 2014, de la Defense Intelligence Agency (DIA, Agence du Renseignement militaire), répond aux besoins du président des États-Unis, du US Secretary of Defense, du Joint Chiefs of Staff (JCS, Comité des chefs d’état-major interarmées). Michael T. Flynn est l’auteur avec Michael Ledeen de The Field of Fight: How We Can Win the Global War Against Radical Islam & Its Allies. St. Martin’s Press. ISBN 1250106222.
3 Bureau de la Gestion & du budget.

Consulter aussi

De notre abrutissement par les chaînes info

La cuisinière de Flaubert et la politique C’est dans le journal de Flaubert : « …