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L’OTAN continuera à harceler la Russie

Lors de la rencontre de 2 jours qui doit se tenir à Bruxelles, les ministres de la Défense des pays-membres de l’OTAN vont discuter de l’introduction de nouveaux 4 bataillons internationaux en Europe de l’Est.

En outre, on y débattrait du renforcement de l’Alliance dans la zone limitrophe à la mer Noire et du soutien à prêter à la coalition avec les Etats-Unis à sa tête en Irak et en Syrie.
Le secrétaire général de l’Alliance Jens Stoltenberg a explicité tous ces points lors d’une conférence de presse à Bruxelles.

« Au commencement de 2017, l’OTAN aurait à sa disposition 4 bataillons internationaux dans la partie Est du territoire de l’Alliance. C’est un système d’endiguement qui ne vise pas la provocation d’un conflit, mais doit plutôt le prévenir. Nous allons en discuter demain », s’est prononcé le chef de l’Alliance.
Vladimir Anokhine, vice-président de l’Académie des sciences géopolitiques de Russie, nous a donné ses commentaires en toute exclusivité :

– Quel renforcement l’OTAN planifie-t-elle en mer Noire ?

V.Anokhine. Avant toute autre chose, ça va porter sur un renforcement de la défense anti-aérienne à l’aide de nouvelles bases aussi bien que d’une augmentation quantitative de la présence de la flotte de l’OTAN dans cette région. Pour ce qui est des pays Baltiques, il ne s’agit que d’une action typique pour créer l’apparence de l’importance des pays Baltiques et de la Pologne érigés en gardiens de la frontière Nord-Ouest de la Russie. Rien d’autre !

4 bataillons que l’OTAN veut cantonner à l’Est de sa zone de responsabilité sont synonymiques d’un geste plutôt politique qui entend prouver aux Européens que l’OTAN a toutes ses raisons d’exister et qu’ils peuvent vraiment contrer la soi-disant « menace russe ». Tout ça n’est pas sérieux bien que ça gêne incontestablement nos élites politiques.

– Lors de cette rencontre, les ministres sont aussi censés parler de la participation de l’OTAN à l’opération en Syrie et en Irak. Jusqu’au dernier temps, l’OTAN n’était pas du jeu sur ce théâtre, mais à partir du 20 octobre dernier, les avions AWACS de l’OTAN ont commencé à survoler l’Irak et la Syrie. Quels peuvent être d’autres engagements ?

V.Anokhine. Ils peuvent discuter tout leur soûl de ce qu’ils veulent ! Parce que quoi qu’il en soit, « la coalition efficace » sous les ordres des Etats-Unis a déjà démontré son incompétence ou, en tout cas, ses desseins criminels en Syrie. Le grand nombre de civils tués en témoigne. Il me semble que même ici l’OTAN essaie de prouver à la CE son rôle irremplaçable.

– Vous voulez dire qu’il n’y aurait pas de retombées pratiques ?

V.Anokhine. Non ! Elles seront toutes secondaires et n’auront aucune emprise sur la conjoncture générale en Syrie. Mais l’OTAN a un besoin pressant de montrer son pavillon parce qu’en vérité ils font montre de bien piètres résultats sur tous les fronts.

– Une exigence déjà traditionnelle et qui serait remise sur table à la prochaine réunion c’est celle de l’augmentation des frais encourus par les Européens. L’OTAN marquera-t-il un point ?

V.Anokhine. Absolument ! Cette question sera débattue. De 70 à 80 % de dépenses d’entretien de l’Alliance sont encourues par les Etats-Unis, sauf erreur. Quant aux Occidentaux, vu leur politique migratoire, ils ne devraient vraiment pas avoir le coeur à ça ! Mais les Etats-Unis vont continuer à accabler leurs collègues ce qui, ensemble avec les problèmes posés par l’immigration, pourrait vraiment créer beaucoup de difficultés pour l’Europe. C’est bien le but recherché par Washington.

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