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Sus à la famille traditionnelle allemande !

Dégénéré: adjectif
Ayant perdu les facultés physiques, mentales ou morales considérées comme normales et désirables ; montrant des signes de déchéance évidents.
« une forme dégénérée de civilisation avancée »

Et voilà où on en est arrivé.

L’Allemagne, devenue l’exemple selon lequel tout l’Occident va être remodelé, à savoir sa propre auto-annihilation, a une fois de plus précisé que les notions traditionnelles définissant la « germanitude » n’étaient plus conciliables avec la modernité. Le magazine allemand à grand tirage pour parents Baby und Familie a, dans une étrange et terrifiante tentative flagrante d’imposer le nouveau crédo sociétal, publié un article qui résume à lui seul le déclin de la civilisation européenne.

Le titre de l’article est Gefahr von Rechts, ou « Le danger venu de la Droite ». On y trouve une vue d’artiste de mères célibataires blondes, avec leurs enfant, blonds aussi, dans différents environnements tels des aires de jeux ou des centres aérés. Cependant, le texte qui accompagne ces images est une tirade ambiguë dont le caractère germanophobe est à peine voilé. L’auteur y avertit ses lecteurs de la montée d’un extrémisme de droite au sein de la classe moyenne des Allemands de souche, en particulier dans les régions rurales de l’Est. Les parents lecteurs de cet article se doivent donc d’être vigilants en tout temps, mais qu’il est aisé de détecter les signes avant-coureurs « d’extrême-droitisme » si on sait quels signes chercher, précisément. Et quels sont ces indices ?, demande l’auteur.

  1. Si les enfants sont « discrets, blonds, mignons et participent aux conversations ».
  2. Si la famille est généralement sympathique et montre des signes de cohésion entre ses membres.
  3. Si les enfants sont bien habillés, obéissants et pas particulièrement bruyants.
  4. Les parents et leurs enfants n’ont aucun logo de marque américaine sur leurs vêtements.
  5. Si les enfants montrent des signes de concentration élevés pour leur âge.
  6. Les jeunes filles ont souvent les « cheveux coiffés en nattes et portent des jupes longues ».
  7. Si les parents sont du genre à essayer de créer une relation avec les autres parents.
  8. Les parents qui parlent de contribuer à construire « une communauté meilleure ».
  9. Si la famille a l’air « trop normale ».

En résumé, si les parents et enfants se conforment aux valeurs et aux principes allemands traditionnels, alors il y a de grandes chances pour qu’ils soient une famille de type néo-nazi. Le moins qu’on puisse dire est que cette sournoise trahison de la culture allemande donne la nausée, mais elle contient une intention cachée plus pernicieuse : celle qui consiste à représenter la famille idéale sous une caricature hideuse. Il ne s’agit pas seulement d’une offensive sur les valeurs de l’Europe classique, mais d’un assaut sur son tissu social. Le résultat d’un tel travail de sape ne peut être qu’une forme dégénérée du paradigme de la Famille. Et il est absolument scandaleux que ce type d’article émane d’un magazine qui reçoit des subventions de l’État. On ne peut que conclure logiquement que le gouvernement allemand est partie prenante de cette entreprise de destruction des standards moraux de son propre peuple, où des choses comme la solidarité, le sens de la communauté, être attentif aux autres, l’estime de soi et le bonheur au sein de l’unité familiale sont désormais méprisées et tournées en dérision.

L’ONG qui a été choisie comme consultante pour la rédaction de cet article, la Fondation Amadeu Antonio 1, est dirigée en partie par d’anciens agents de la Stasi (police politique est-allemande) dont la mission n’a pas changé depuis les 25 ans qui les séparent de la chute du Mur de Berlin : l’expansion d’un marxisme mondial et l’annihilation de l’État-nation. Et si cela signifie qu’il faut pour y parvenir éradiquer les systèmes de valeurs culturelles de peuples entiers, ainsi soit-il !

Leurs opérations sont toujours enduites d’une fine couche de vernis rhétorique pro-démocratique, et d’organisation de la communauté comme « un seul monde », mais la réalité est à l’opposé. Et les périls que pose ce groupe à la société allemande sont grands. Le fait que des milliers de jeunes progressistes libéraux et autres socialistes constituent les rangs de leur armée de volontaires en fait une force dont il faudra se méfier pendant encore des décennies. Le tort qu’ils continueront à causer se perpétuera sur plusieurs générations, ou tout du moins jusqu’à ce que l’identité allemande soit définitivement annihilée.

Anetta Kahane, la fondatrice de la Fondation Amadeu Antonio a pendant des années milité pour promouvoir l’idée que l’Allemagne deviendra un État en faillite, à moins que des millions de migrants bigarrés du Tiers-Monde n’y soient accueillis comme des sauveurs. Une de ses plus proches associées, et autre membre fondateur de la Fondation, Julia Schramm, n’a quant à elle pas hésité à déclarer que « les Allemands ne sont pas humains », et « que l’Allemagne mérite d’être trahie, bombardée et brûlée ». Heike Radvan, la célèbre féministe de la troisième vague, et spécialiste de la théorie du genre, apporte également sa pierre à l’édifice de ce système philosophique. Dirigé par une intelligentsia aussi nihiliste que nombriliste, ce groupe se promet effectivement de précipiter la nation allemande la tête la première vers une fin brutale et cauchemardesque…

Notes

Article original paru dans Black Pigeon Speaks |  4 octobre 2016
Traduit par Laurent Schiaparelli, relu par Cat pour le Saker francophone

  1. Fondation allemande créée en 1998, dont les statuts expliquent que son unique raison d’être est la lutte contre « les partis de droite », ainsi que la lutte contre l’insaisissable mais néanmoins inévitable duo que sont « le racisme et l’anti-sémitisme ». Son membre bienfaiteur principal est l’ancien président du Bundestag, Wolfgang Thierse, et elle est notamment associée stratégiquement à la Fondation Roi Baudouin, NdT

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