Accueil ACTU Monde Crimée : 10 jours de tension entre la Russie et l’Ukraine

Crimée : 10 jours de tension entre la Russie et l’Ukraine

Les deux pays s’accusent mutuellement de vouloir s’envahir et concentrent leurs forces armées près de la ligne de démarcation. Vladimir Poutine s’est rendu vendredi dans la péninsule.

• 10 août: les commandos nocturnes

Tout commence le 10 août dernier. La Russie annonce avoir arrêté des «saboteurs-terroristes» qui se seraient introduits en Crimée dans le but de perpétrer des attentats. Moscou affirme que ces incursions ont eu lieu durant les nuits du 6 au 7, puis du 7 au 8 août.

Pour le Kremlin, pas de doute, c’est l’Ukraine qui a envoyé ces commandos. Kiev aurait d’ailleurs soutenu leur action par des «tirs massifs» et l’envoi de «blindés» près de la frontière. Un agent du FSB, les services secrets russes, ainsi qu’un soldat, auraient perdu la vie dans ces échanges de tir. Le but des infiltrés: placer des bombes ciblant «des éléments cruciaux de l’infrastructure et du ravitaillement» de la péninsule. Le président russe Vladimir Poutine estime que «les gens qui se sont emparé du pouvoir à Kiev sont passés à la terreur».

L’Ukraine dément toute les affirmations russes. Les États-Unis affirment que la Russie n’a aucune preuve de ce qu’elle avance. L’OSCE, dont un groupe surveille la frontière, affirme, ne pas avoir remarqué les combats évoqués par la Russie. Elle constate néanmoins que les garde-frontières semblent être en «état d’alerte». Sur le Front de l’Est, où Kiev doit faire face à des séparatistes pro-russes, les combats semblent reprendre de la vigueur puisque trois soldats ukrainiens sont tués.

• 11 août: mobilisation des deux côtés de la frontière

Le lendemain des accusations russes, le président ukrainien Petro Porocheko ordonne à son armée de se tenir en état d’alerte près des régions séparatistes de l’Est et près de la Crimée. Les troupes sont renforcées près de la ligne de démarcation.

Le lendemain des accusations russes, le président ukrainien Petro Porocheko ordonne à son armée de se tenir en état d’alerte près des régions séparatistes de l’Est et près de la Crimée. Les troupes sont renforcées près de la ligne de démarcation.

De son côté, la Russie a réuni un conseil de sécurité visant à établir des mesures pour «protéger la frontière terrestre, les eaux territoriales et l’espace aérien de Crimée». Des mouvements de troupes sont rapidement constatés de ce côté de la frontière aussi.

• 12 août: la Russie déploie des missiles

Deux jours après le début de la nouvelle crise, l’armée russe fait savoir qu’un régiment a reçu un nouveau système de défense antiaérienne et antimissile dernier cri, baptisé S-400. Le premier ministre Dmitri Medvedev fait à son tour une déclaration fracassante, annonçant être prêt à rompre les relations diplomatiques avec l’Ukraine.
• 18 août: la crainte de l’invasion

Trois nouveaux soldats ukrainiens sont tués dans l’est du pays, où le conflit retrouve une intensité qu’il n’avait pas connue depuis un an. Face à la situation, le président ukrainien dit craindre «une invasion russe à grande échelle»

• 19 août: Poutine en Crimée

Le président russe Vladimir Poutine se rend par surprise en Crimée afin de réunir un nouveau conseil de sécurité. Il accuse de nouveau Kiev d’envenimer la situation. Au même moment, des forces militaires terrestres et navales russes se livrent à des manœuvres. Près de 2500 soldats et 350 véhicules blindés, un sous-marin, un navire de débarquement, des démineurs et un nombre non précisé de missiles de croisière guidés sont impliqués dans ces exercices. Le tout afin de pouvoir agir contre les fameux «saboteurs» dénoncés le 10 août.

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