La diversité des “genres” et le mondialisme

La diversité sexuelle (des “genres”) est un concept idéologique fort populaire de nos jours. Elle englobe toutes les minorités sexuelles, que ce soit l’homosexualité, la bisexualité, la transsexualité, les transgenres, et tutti quanti. On y perd parfois son latin tellement la famille LGBTQ+ ne cesse de s’élargir. Le mondialisme, toujours avide de subvertir les valeurs traditionnelles et de détruire tout ce qui est à la base des différentes identités nationales, fait la promotion de la diversité sexuelle sous toutes ses formes. Il a changé le sens et la signification du mariage, qui était depuis des siècles et des siècles un sacrement religieux entre un homme et une femme et enraciné dans la procréation et le développement de la famille, pour en faire un banal contrat entre deux individus peu importe leur identité sexuelle.

Est-ce que l’on doit combattre voire interdire la diversité sexuelle? D’un point de vue religieux et plus spécifiquement catholique, elle englobe bien des péchés et ne peut faire l’objet d’aucune approbation. Pour être vraiment conséquent à ce niveau il faudrait aussi combattre le concubinage si répandu de nos jours et toute forme de sexualité hors mariage. Nous pouvons l’accepter mais en faire la promotion ni en faire une norme sociale. Après tout, les minorités sexuelles ne représentent qu’un très faible pourcentage de la population et ne devraient en aucun cas imposer leur volonté à la majorité. L’homosexualité par exemple a toujours existé et la répression sexuelle qui a prévalu à une certaine époque ne l’a nullement fait disparaître. Elle a longtemps été vécu dans la discrétion, voire la clandestinité, ce qui n’est plus du tout le cas de nos jours du moins dans les pays occidentaux en général.

Dans une société saine et normalement constituée la sexualité ne devrait pas représenter la base de l’identité des gens, peu importe leurs préférences et attirances sexuelles. La sexualité relève de la vie privée et intime et ne doit pas être exposée en public comme c’est le cas aujourd’hui. L’idéologie mondialiste encourage fortement les minorités sexuelles à faire de leur sexualité le fondement suprême de leur identité avant tout autre critère, y compris l’appartenance ethnique et nationale et la classe sociale. Ainsi on est homosexuel, lesbienne, transsexuel avant d’être Québécois, Français, Belge ou Russe et avant d’être un travailleur ou un patron. Une autre manière d’être citoyen ou citoyenne du monde au lieu d’être enraciné dans sa nation.

La norme d’une société doit être impérativement l’hétérosexualité car elle est la seule manière naturelle d’assurer la reproduction et le renouvellement de la population. L’hétéronormativité tant décriée par la plupart des groupes d’extrême-gauche est donc une nécessité vitale pour assurer notre survie. Ceci n’empêche nullement la tolérance à l’égard des minorités sexuelles qui ont le droit de vivre en paix tant qu’elles ne contreviennent pas à la décence publique, ce qui est valable aussi pour tous les citoyens peu importe leur orientation sexuelle. Par contre la tolérance ne signifie pas l’acceptation de toutes les revendications du lobby LGBTQ+, un des meilleurs agents du mondialisme dans la promotion de l’égalitarisme à tout crin. Le mariage homosexuel est une imposture qui dénature gravement le sens du mariage. Bien entendu ce dernier a été perverti depuis longtemps avec entre autres la banalisation du divorce et l’élévation du mariage civil au même niveau que le mariage religieux. Que les unions homosexuelles soient reconnues, notamment pour les avantages consentis aux conjoints survivants, ne pose aucun problème. Mais elles ne peuvent en aucun cas être considérées comme des mariages et elles n’ont pas la même valeur que les unions hétérosexuelles monogames, même si ça va à l’encontre de l’égalitarisme abstrait si à la mode de nos jours.

La parade annuelle de la Fierté LGBTQ+ est un exemple patent d’exhibitionnisme choquant et inacceptable qui a été récupéré depuis longtemps par la société marchande. Toutefois ce genre de spectacle va directement dans le sens de l’obsession sexuelle si omniprésente dans notre société. On n’en finit plus de lire des articles sur les différentes manières de parvenir à l’orgasme ou d’entendre des vedettes parler de leur vie sexuelle sur les plateaux de télévision. Il est grand temps de revenir à une plus grande décence publique et à un ordre moral qui soit plus près des valeurs traditionnelles qui ont fondé nos sociétés plutôt que du libéralisme libertaire au service du mondialisme.

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