« Ils » trouvent ça normal — ou quand la folie des hommes devient « naturelle »

Je n’en suis pas à mon premier écrit pour transmettre mon désarroi et mon incompréhension en regardant la majorité écrasante de mes compatriotes.

Nous sommes jeudi matin et j’arrive devant le collège pour la prérentrée.

Il est toujours intéressant de voir tous ces parents amener leurs enfants le premier jour puis disparaître pour le reste de l’année…
Peut-être veulent-ils s’assurer que leur enfant ne s’évade pas et rejoigne sagement la prison…

Me voici donc une fois de plus comme un extra-terrestre visitant une planète de toute évidence hostile à l’humanité.

Environ 98 % des parents portent la muselière (masque) et la portent parfaitement !

Le plus choquant et traumatisant pour moi est que leurs enfants aussi la portent parfaitement alors qu’ils pourraient très bien profiter de leurs derniers instants de « liberté respiratoire » pour goutter à l’oxygène qui va leur faire défaut dans les prochaines heures.

Mais non, ils sont là, ils vivent, semblent être heureux et semblent rire, même si je ne vois pas leur visage.

Le pire, encore que parler de « pire » dans notre monde délirant n’a plus de sens, tant nous baignons dans la folie…
Le pire, dis-je, est lorsque je les vois, adultes et enfants, se dire bonjour poing contre poing…

Je ne détecte en eux strictement aucune interrogation, questionnement et encore moins critique.

Un crétin psychopathe leur a dit qu’il ne fallait plus se serrer la main pour ne pas devenir des serial killers et ils ont adopté la mesure sans sourciller.

Aucun ne semble se dire que c’est sanitairement totalement ridicule… comme si le virus dont vous seriez porteur ne se déposait que sur la partie intérieure de vos doigts, mais pas sur l’extérieur.
Mais à quoi bon réfléchir ou se poser la moindre question si une autorité « au-delà de tout soupçon » et « vierge de conflits d’intérêt » le leur dit et répète.

Après tout, nous sommes face à un « fléau » qui rend la 1re guerre mondiale anodine face aux décès qui nous frappent dans nos familles.
Ce virus mortel qui « n’épargne personne » nous permet quand même de nous agglutiner par centaines devant un collège, mais… avec un masque et sans se serrer la main !

De toute évidence ils ne sont plus dans une obéissance à une autorité supérieure qui pourrait leur demander de mettre une plume dans le cul,[1] plume dans le cul qu’ils mettraient sans sourciller…

Non, ils sont dans une posture na-tu-relle…

Balayé le serrage des mains ou la bise que nous pratiquons dans le sud, aussi bien pour les hommes que les femmes sans que cela mette en péril notre taux de testostérone.

C’est la nouvelle norme, le nouvel ordre, la nouvelle science et tout est pour le mieux dans les meilleurs des mondes possibles…

Je pensais avoir tout vu, comme tous les jours depuis des mois, mais qu’elle ne fut pas ma surprise à la sortie du collège.

Alors que j’étais en train de calculer le pourcentage d’enfants qui portaient mal le masque juste avant de passer la grille de la prison… de l’ordre de 20 %, chiffre qui pourrait réjouir, mais aussi désespérer en voyant que 80 % continuent à « bien » le porter alors qu’ils ne sont plus obligés par la dictature.

Voilà qu’un enfant sort avec son masque un tout petit peu baissé, juste au-dessous du nez et…
… au moment où il s’approche de sa mère, le premier réflexe de celle-ci fut non pas de lui demander comment s’était passé sa première journée de collège, mais de lui remettre bien au-dessus du nez.

Et c’est là que je me suis demandé ce que je foutais là, pourquoi je me battais pour la science, les droits de l’homme et pour l’humain ?

Qu’attendre de cette « humanité » qui n’a pas le moindre point commun avec moi et qui ne désire qu’une chose, être un esclave décérébré en « sécurité », mais surtout irresponsable…

Comme je l’écris depuis des mois, je suis ainsi de plus en plus pour un apartheid…

Que les paniqués restent et vivent chez eux, qu’ils portent des tenues antiradiations intégrales, qu’ils restent confinés, qu’ils se piquent tous les mois avec des substances expérimentales et qu’ils me laissent vivre, me rouler dans la boue, embrasser des inconnus, manger un repas à même le sol en Afrique et me foutent la paix…

J’en suis désolé, mais je ne peux plus être empathique avec ces zombis qui refusent catégoriquement d’ouvrir les yeux… et qui sont complices de l’enfer que nous vivons.

4 septembre 2021

Source: Nouveau Monde

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